Niakara, 16 avr 2026 (AIP) – Le directeur général adjoint de Oriane Fruits, Ibrahima Coulibaly, a mis en lumière, mercredi 15 avril 2026, un déséquilibre structurel dans la filière mangue en Côte d’Ivoire, lié à la fixation uniforme de la date d’ouverture de la campagne annuelle de commercialisation, laquelle pénalise la production précoce des vergers dans le département de Niakara.
Basée à Badikaha, dans le département de Niakara (Centre-Nord, région du Hambol), cette entreprise spécialisée dans la production, le conditionnement et l’exportation de mangues fraîches a connu une croissance notable, passant d’environ 15 à 20 conteneurs par saison à ses débuts en 2021 à près de 30 à 40 depuis 2024. Toutefois, cette dynamique est aujourd’hui freinée par des contraintes exogènes, notamment un calendrier national jugé inadapté aux zones précoces telles que Badikaha, Tafiré, Niédiékaha et Niakara.
Selon M. Coulibaly, les localités de Badikaha, Tafiré et Niakara enregistrent une maturation plus rapide des fruits, bien avant l’ouverture officielle de la campagne de commercialisation, généralement fixée à la fin du mois de mars, en fonction des zones septentrionales comme Korhogo et Ferkessédougou. Cette situation engendre des pertes significatives dans les vergers, en raison de la dégradation de la qualité des fruits.
« Cette année 2026, nous avons plaidé avec insistance pour une ouverture officielle de la campagne fixée au 20 mars ; toutefois, celle-ci n’a été effective que le 28 mars », a-t-il confié.
À ces contraintes s’ajoutent des facteurs climatiques et phytosanitaires, notamment l’arrivée précoce des pluies ainsi que la prolifération des mouches des fruits, susceptibles d’entraîner le rejet des cargaisons sur les marchés européens.
Face à ces défis, Oriane Fruits envisage de réduire ses exportations à 25 à 30 conteneurs en 2026, plaidant pour une meilleure prise en compte des spécificités régionales dans la régulation de la filière.
(AIP)
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