vendredi, avril 17

Abengourou, 17 avr 2026 (AIP) – L’ONG Save the Children a procédé, mardi 14 avril 2026 à Abengourou, au lancement de la deuxième phase du projet « Protection sociale sensible aux enfants » (CSSP 2026-2029), visant à réduire la pauvreté infantile dans les régions de l’Indénié-Djuablin, du Gontougo et des Grands Ponts.

Ce programme, financé par le ministère des Affaires étrangères de la Finlande, cible environ 1 400 ménages bénéficiaires directs et près de 69 070 bénéficiaires indirects, avec pour objectif de renforcer la résilience des familles vulnérables à travers un système de protection sociale plus inclusif et adapté aux besoins des enfants.

Le projet s’articule autour de quatre axes principaux, à savoir l’amélioration des pratiques parentales et du développement de l’enfant, le renforcement des moyens de subsistance via les associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) et les activités génératrices de revenus (AGR), l’accès accru aux filets sociaux et aux services essentiels, ainsi que la prise en compte des besoins spécifiques des enfants dans les politiques publiques et les budgets sociaux.

Selon la directrice de programme de Save the Children, Cissé Sononsa, la première phase (2022-2025) a permis d’obtenir des résultats significatifs, notamment en matière d’amélioration des pratiques parentales, d’accès aux services sociaux et de renforcement des dynamiques communautaires.

Elle a souligné que cette phase pilote, fondée sur le modèle « cash plus parenting », combinant appui financier, formation parentale, autonomisation économique et mobilisation communautaire, a posé des bases solides pour une meilleure intégration des besoins des enfants dans les mécanismes de protection sociale.

« Ces acquis nous encouragent aujourd’hui à aller plus loin, avec une ambition renforcée et une vision plus intégrée », a-t-elle affirmé, précisant que la phase 2 prévoit une extension progressive des interventions dans six départements des trois régions ciblées.

Mme Cissé a également indiqué que cette nouvelle phase ambitionne de consolider durablement la protection sociale en Côte d’Ivoire, en renforçant la coordination entre les acteurs, les capacités institutionnelles et communautaires, ainsi que l’intégration des besoins des enfants, en particulier les plus vulnérables, dans les politiques publiques.

La représentante du directeur pays de l’organisation a, en outre, insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’État, les collectivités territoriales et les communautés pour garantir l’efficacité du projet et produire des résultats mesurables sur la période 2026-2029.

Malgré une croissance économique soutenue, la Côte d’Ivoire reste confrontée à des inégalités socio-économiques importantes, avec une part significative de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Les enfants demeurent particulièrement exposés à des défis tels que la malnutrition, l’accès limité à l’éducation et aux services sociaux, ainsi que le travail des enfants.

Face à ces enjeux, les autorités ivoiriennes ont mis en place plusieurs dispositifs, notamment la Politique nationale de protection sociale (2024-2028) et les programmes de filets sociaux, qui nécessitent toutefois un renforcement pour mieux prendre en compte les besoins spécifiques des enfants et améliorer les mécanismes de suivi, d’inclusion et de redevabilité.

(AIP)

nam/cmas

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