Abidjan, 16 avr 2026 (AIP)- Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a reçu jeudi 16 avril 2026 à son cabinet à Abidjan, une mission du Fonds Vert pour le Climat (FVC), conduite par sa directrice générale pour l’Afrique, Catherine Koffman, pour concrétiser l’installation du bureau régional du FVC à Abidjan, une première en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord.
À l’issue de la 44e réunion du Conseil d’administration du FVC, tenue en mars à Incheon (Corée du Sud), la Côte d’Ivoire a été élue au premier tour par une large majorité des pays développés et en développement pour héberger ce siège régional. Une consécration diplomatique que M. Bamba entend transformer en levier opérationnel pour les priorités nationales.
« Nous souhaitons orienter ces financements vers les énergies renouvelables, la gestion durable des sols, l’agriculture résiliente, la protection de nos 560 km de côtes, et les questions de genre », a déclaré le ministre lors de la rencontre.
Le pays compte également renforcer son rôle de leader en Afrique de l’Ouest, centrale et australe sur le financement climatique, en s’appuyant sur la présence d’institutions comme la Banque africaine de développement, le PNUE ou encore les directions générales des grands équipements.
Mme Koffman a salué « le leadership de la Côte d’Ivoire et du ministre dans l’action climatique », ajoutant que les discussions ont porté sur la priorisation sectorielle, le renforcement des capacités et l’opérationnalisation rapide de l’équipe régionale à Abidjan.
Au-delà du rayonnement diplomatique, l’implantation du bureau régional du FVC aura des retombées concrètes, notamment la création d’emplois locaux, recrutement d’Ivoiriens dans les projets financés, et effets économiques induits par l’arrivée de personnels étrangers (restauration, transports, logement). « C’est un appel d’air pour d’autres organisations internationales », a insisté M. Bamba.
La Côte d’Ivoire, qui a récemment franchi le cap des 111 milliards de dollars de PIB, entend ainsi mettre en œuvre sa troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN), visant une réduction de plus de 30 % de ses émissions de gaz à effet de serre. « Notre développement se fera avec toutes les considérations climatiques, ou ne se fera pas », a conclu le ministre.
(AIP)
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