vendredi, avril 17

Tengréla, 17 avr 2026 (AIP)-  Une réunion de mobilisation communautaire s’est tenue, jeudi 16 avril 2026, à la salle de réunion de l’INHP, en vue de présenter la chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) aux leaders communautaires et de susciter leur adhésion pour assurer le succès de cette intervention.

La lutte contre le paludisme en Côte d’Ivoire connaît une avancée significative avec l’introduction de la CPS dans plusieurs districts sanitaires, dont celui de Tengréla.

Le représentant du directeur du programme national de lutte contre le paludisme, Dr Allui N’Da Roland, a expliqué que cette initiative vise à réduire de manière notable les cas graves et les décès liés à cette maladie, en particulier chez les enfants. « Selon les données disponibles, la Côte d’Ivoire a enregistré 1 027 décès dus au paludisme en 2025, dont près de 80 % concernent les enfants », a t-il relevé, soulignant que cette situation préoccupante justifie le renforcement des stratégies de prévention.

Il a, par ailleurs, distingué deux formes de paludisme : la forme simple, marquée par la fièvre, les céphalées et les frissons, et la forme grave, plus dangereuse, pouvant entraîner des complications sévères et des décès. Face à cette réalité, plusieurs mesures ont été mises en place, notamment la gratuité du traitement dans les centres de santé, la distribution de moustiquaires imprégnées, la vaccination et le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes. « À ces actions s’ajoute désormais la CPS, une intervention innovante destinée aux enfants âgés de 3 à 59 mois, particulièrement vulnérables », a-t-il précisé.

Représentant le préfet du département, le sous-préfet, Touha Pierre Guy Marius a appelé à une forte mobilisation communautaire afin d’atteindre une couverture maximale. Il a insisté sur le respect des doses, la non-utilisation des médicaments entre enfants et la conservation des supports de suivi.

La CPS consiste à administrer, pendant la saison des pluies, un traitement préventif mensuel sur une période de quatre mois, de juin à septembre. Chaque cycle dure trois jours : le premier jour, les agents de santé administrent une dose composée de deux comprimés (blanc et jaune), tandis que les parents poursuivent le traitement à domicile les deux jours suivants. Les médicaments, adaptés aux enfants, sont solubles dans l’eau ou peuvent être mélangés à la bouillie ou au lait maternel.

Cette stratégie protège les enfants pendant environ 28 jours après chaque prise, réduisant ainsi les risques de formes graves de la maladie. Les résultats observés dans les districts ayant déjà expérimenté la CPS sont encourageants, avec une baisse significative des cas graves et des hospitalisations.

Au total, 13 districts sanitaires bénéficient de cette intervention en 2026.

(AIP)

Kdk/ad/haa

 

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