Abidjan, 28 sept 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire entend renforcer la mise en œuvre de son Pacte national Énergie à travers un atelier national consacré à l’élaboration et à la validation du Document d’appui à la mise en œuvre du Pacte, dénommé « Compact Implementation Support Document » (CISD).
Initié par la Banque africaine de développement (BAD), avec l’appui de Sustainable Energy for All (SEforALL), en collaboration avec le ministère du Plan et du Développement et le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, cet atelier a eu lieu les 9 et 10 septembre 2026 à Abidjan
Le Pacte national énergie vise à contribuer à un accès équitable des populations à des services énergétiques modernes, fiables, durables et abordables, tout en préservant la viabilité technique, économique et financière du secteur de l’énergie. Il a été adopté en janvier 2025 dans le cadre de l’initiative Mission 300, portée conjointement par le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD)
L’initiative « Mission 300 » ambitionne de permettre à 300 millions de personnes supplémentaires en Afrique subsaharienne d’accéder à l’électricité à l’horizon 2030.
Dans ce cadre, la Côte d’Ivoire figure parmi les six premiers pays bénéficiaires d’un appui technique du Programme d’assistance technique au secteur de l’énergie en Afrique (AESTAP) de la BAD. Cet appui vise notamment à renforcer l’opérationnalisation de l’unité chargée de la mise en œuvre et du suivi du Pacte et à faciliter l’élaboration du CISD.
Le CISD doit permettre de traduire les engagements du Pacte National Énergie en une feuille de route opérationnelle et séquencée couvrant notamment les réformes, les investissements, la coordination institutionnelle, le suivi et la gestion des risques.
Le document doit également servir d’outil de pilotage, de mobilisation de l’assistance technique et d’orientation des financements nécessaires à la mise en œuvre des engagements du Pacte.
Ainsi, l’objectif général de l’atelier a été d’élaborer et de valider ce document, en précisant les responsabilités des différentes parties prenantes, les mécanismes de coordination, les besoins de financement, les dispositifs de suivi ainsi que les mesures d’atténuation des principaux risques de mise en œuvre.
Les réflexions ont permis de préciser les besoins et déficits de financement, identifier les projets prêts à l’investissement ou encore en préparation, prioriser les besoins en assistance technique et définir un dispositif de suivi, de reporting et de redevabilité alimentant le Rapport de progrès du Pacte (Compact Progress Report – CPR).
Les travaux constitués d’une session technique et à la validation multipartite du document ont permis aux différentes parties prenantes de valider les réformes prioritaires et leurs échéances, la répartition des rôles et le dispositif de coordination entre les acteurs, ainsi que les besoins prioritaires en assistance technique et en financement.
Le Pacte national énergie est aligné sur le Plan national de développement (PND) et sur l’Objectif de développement durable n° 7.
(AIP)
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