Abidjan, 18 sept 2026 (AIP)- La Côte d’Ivoire a lancé, vendredi 18 septembre 2026 à Abidjan, une nouvelle série de consultations nationales visant à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre les violences faites aux enfants et à préparer de nouveaux engagements en vue de la deuxième Conférence ministérielle mondiale prévue les 17 et 18 novembre à Manille, aux Philippines.
Organisée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, à travers la direction de la Protection de l’Enfant (DPE), avec l’appui de l’UNICEF, la rencontre réunit une cinquantaine de participants issus de plusieurs ministères, d’organisations internationales, de partenaires au développement et de la société civile.
Cette consultation s’inscrit dans le suivi des engagements pris par la Côte d’Ivoire lors de la première Conférence ministérielle mondiale sur l’élimination de la violence à l’égard des enfants, tenue en novembre 2024 à Bogotá, en Colombie.

À cette occasion, le pays s’était engagé notamment à renforcer la sécurité des environnements scolaires, améliorer les services d’intervention et d’accompagnement, favoriser la participation des enfants et l’engagement communautaire, renforcer les ressources consacrées à la protection de l’enfant et améliorer la collecte et le suivi des données.
La directrice de la Protection de l’Enfant, Dr Gauze-Gnagne Chantal, a indiqué que les consultations permettront de mesurer les avancées enregistrées, d’identifier les difficultés persistantes et de documenter les bonnes pratiques issues du terrain.
« L’intérêt supérieur de l’enfant doit demeurer, à chaque instant de cette journée, notre seule et unique boussole », a-t-elle déclaré, appelant les participants à privilégier des solutions concrètes.
Une première réunion préparatoire, organisée le 16 septembre au siège de l’UNICEF, avait notamment relevé la nécessité de renforcer les mécanismes communautaires de signalement et de mieux structurer les services de protection de l’enfant. Elle avait également mis en évidence une couverture encore inégale de ces services selon les régions.
Les travaux portent sur cinq axes, à savoir la création d’environnements scolaires sûrs, l’offre de services d’intervention et d’accompagnement, la participation des enfants et l’engagement communautaire, les ressources humaines, financières et infrastructurelles, ainsi que la collecte des données et le suivi des actions.
Le Parlement des enfants et le Forum des ONG participent également aux consultations, afin de renforcer la prise en compte des différents acteurs dans l’élaboration des orientations nationales.
Les conclusions serviront à alimenter le rapport national sur les progrès réalisés depuis la Conférence de Bogotá et à préparer les nouveaux engagements que la Côte d’Ivoire présentera à Manille.
La consultation comprend des travaux en groupes thématiques, suivis d’une séance plénière consacrée à la restitution des résultats et à la formulation de recommandations.
(AIP)
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