Bondoukou, 11 sept 2025 (AIP) – Les incidents intercommunautaires survenus à Sampa (Ghana), une localité frontalière avec la Côte d’Ivoire le mercredi 10 septembre 2025 au sein des communautés Nafana, liés à la régence de leur royaume, ont entraîné le déplacement de 57 réfugiés ghanéens pris en charge par les autorités ivoiriennes à Soko.
Les réfugiés ont été accueillis dans des lieux sécurisés et bénéficient d’une assistance alimentaire, sanitaire et humanitaire ainsi que du soutien de familles d’accueil, a assuré le chef du poste de police frontière de Soko, le commissaire de police de première classe Kouakou Modeste Tano.
Lors d’une réunion à la préfecture de Bondoukou, il a assuré que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour sécuriser la zone et prévenir toute escalade.
La préfecture de Bondoukou, représentée par le secrétaire général 2, Loan Constant, a confirmé le suivi permanent de la situation et la coordination des actions humanitaires avec les tuteurs et les familles d’accueil.
Les réfugiés bénéficient d’un hébergement temporaire, de l’alimentation et de soins médicaux, tandis que les autorités assurent un suivi attentif pour permettre leur retour progressif dans leurs villages en toute sécurité.
Selon des informations, ces tensions communautaires remontent à plusieurs années et trouvent leur origine dans des différends traditionnels autour de la chefferie et des terres entre les Nafana, installés historiquement dans la zone au Ghana.
Les conflits se sont intensifiés ces derniers jours, provoquant des affrontements ponctuels, la destruction de domiciles et l’interruption des activités commerciales locales. Le marché de Sampa demeure fermé et les habitants sont appelés à la vigilance. Ces affrontements ont également provoqué la mort d’une femme et la destruction de plusieurs domiciles au Ghana, selon des sources.
Les forces de sécurité ivoiriennes veillent à la libre circulation des populations tout en empêchant tout mouvement susceptible d’aggraver la situation. Ces actions traduisent la volonté des autorités ivoiriennes de préserver la paix, la sécurité et la cohésion sociale dans cette région frontalière sensible.
(AIP)
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