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Abidjan, 06 déc 2024 (AIP) – Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle (MSHP-CMU), Pierre N’gou Dimba, a exhorté les acteurs de la santé à intensifier leurs efforts dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus, une pathologie qui cause chaque année 1400 décès en Côte d’Ivoire, soit une incidence alarmante de 31,2 %.

S’exprimant lors de l’ouverture du 7e congrès de la Société de gynécologie et d’obstétrique de Côte d’Ivoire (SOGOCI), mercredi 4 décembre à Abidjan, le ministre a insisté sur l’urgence de promouvoir les moyens de prévention disponibles pour contrer cette maladie qui reste un fléau majeur pour les femmes en Afrique.

M. Dimba a salué les progrès enregistrés dans la santé maternelle et infantile en Côte d’Ivoire, précisant que la mortalité maternelle est passée de 614 à 385 décès pour 100 000 naissances vivantes entre 2011 et 2021, tandis que le taux d’accouchements assistés a progressé de 59 % en 2012 à 84 % en 2021.

Il s’est également félicité de la distribution de 452 millions de produits contraceptifs en 2023, ayant permis de faire passer le taux de prévalence contraceptive de 12,9 % en 2012 à 25 % en 2024. Il a également souligné l’augmentation du taux de césariennes, qui est passé de 2,7 % en 2012 à 9 % en 2021.

Le ministre a exprimé sa gratitude envers les gynécologues, sages-femmes, maïeuticiens et infirmiers pour leur dévouement dans la prise en charge des mères et des enfants, tout en saluant le partenariat solide entre la SOGOCI et le ministère de la Santé, essentiel pour concrétiser les engagements internationaux de la Côte d’Ivoire.

Selon le président de la SOGOCI, Pr Serge Boni, ce congrès, organisé en partenariat avec la Fédération internationale de pathologie cervicale et de colposcopie (IFCPC), et soutenu par la Fédération internationale de gynécologie obstétrique (FIGO) et la Fédération africaine des obstétriciens et gynécologues (AFOG), vise à réfléchir à des stratégies pour réduire les décès maternels et néonatals évitables et renforcer les capacités des professionnels de santé en gynécologie.

Ces assises serviront également de cadre pour partager les innovations technologiques et les bonnes pratiques sur les cancers gynécologiques et mammaires, ainsi que sur les soins post-avortement sécurisé. Pr Serge Boni a souligné que ces échanges permettront d’améliorer la qualité des soins en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.

(AIP)

bsb/zaar

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