Abidjan, 11 sept 2026 (AIP) – Dix médecins référents ont reçu, jeudi 10 septembre 2026 à Abidjan, leurs attestations de fin de formation au bon usage des antibiotiques, au terme d’un programme de trois mois, initié par la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEF-CI), dans le cadre de la lutte contre l’antibiorésistance.
La cérémonie de remise des attestations de la première promotion s’est déroulée au siège de la MUGEF-CI, en présence notamment du directeur général de la Santé, le Pr Mamadou Samba, de représentants des organisations professionnelles de santé et des partenaires du programme.
La formation vise à renforcer les capacités de médecins référents appelés à accompagner leurs confrères dans l’amélioration des pratiques de prescription et à contribuer à la sensibilisation à l’utilisation appropriée des antibiotiques.
Lors de la cérémonie, le président du conseil d’administration de la MUGEF-CI, Paul Gnogbo, a invité les bénéficiaires à mettre leurs acquis au service de cette mission.
« Vous n’êtes pas seulement les lauréats d’une formation certifiante, vous êtes les premiers de chaîne sur le terrain », leur a-t-il déclaré, les appelant à faire preuve de rigueur et d’exemplarité.
Au nom des récipiendaires, la porte-parole de la promotion, le Dr Kouadio Adjoua Komoé, a salué la formation et pris l’engagement de partager les connaissances acquises avec leurs confrères et collaborateurs.
« Nous nous engageons à donner le meilleur de nous-mêmes pour que ce soit quelque chose qui soit perpétué et qui pourra à la longue porter de très bons fruits », a-t-elle déclaré.
Le directeur général de la Santé, le Pr Mamadou Samba, a insisté sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation des populations, notamment pour corriger l’idée selon laquelle les antibiotiques constituent un recours systématique en cas de maladie.
Il a également encouragé la MUGEF-CI à renforcer sa communication sur le bon usage de ces médicaments et les médecins référents à relayer les connaissances acquises auprès de leurs confrères.
« Il faut communiquer au niveau de la population pour dire que l’antibiotique, vraiment, c’est bien, mais si on l’utilise trop, ce n’est pas bon pour la santé », a-t-il souligné.
Selon les données communiquées lors de la cérémonie, la MUGEF-CI s’est fixé, pour la période 2026-2028, l’objectif de réduire de 40 % les prescriptions d’antibiotiques jugées inappropriées et de 30 % les dépenses consacrées à ces médicaments.
Le dispositif prévoit la formation progressive de médecins référents afin d’élargir l’accompagnement des prescripteurs et la sensibilisation au bon usage des antibiotiques.
La cérémonie s’est achevée par la remise des attestations aux dix médecins de la première promotion.
(AIP)
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