dimanche, septembre 13

Bondoukou, 12 fév 2026 (AIP) – Un atelier de renforcement des capacités des petits producteurs sur le changement climatique et les pratiques agricoles climato-intelligentes s’est ouvert jeudi 12 février 2026 à la Résidence Hôtel Thompson de Bondoukou, dans le but d’améliorer la collecte, la diffusion et l’utilisation des informations agrométéorologiques à leur profit.

A l’initiative du Centre de recherche forestière internationale et du Centre international de recherche en agroforesterie (CIFOR-ICRAF), en partenariat avec le Programme d’Urgence Agricole de Côte d’Ivoire (PUA-CI), cette session vise à permettre aux producteurs d’adapter leurs pratiques aux nouvelles réalités climatiques et de renforcer la résilience de leurs exploitations familiales.

Ouvrant officiellement les travaux au nom du préfet de région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, le secrétaire général de préfecture, Loan Constant, a salué l’initiative qu’il a qualifiée de réponse concrète aux défis climatiques qui affectent le secteur agricole.

« Le changement climatique constitue l’un des principaux défis contemporains et impose une adaptation urgente des systèmes de production afin de garantir une agriculture durable, compétitive et respectueuse de l’environnement », a-t-il souligné.

Le directeur régional de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Coulibaly Lanciné, a rappelé que cette formation arrive à point nommé, au regard des nombreuses pertes enregistrées ces dernières années, dues aux perturbations climatiques. Il a précisé que les cultures comme le soja, le riz, le maïs et les productions maraîchères ont subi d’importants préjudices en raison de la variabilité des pluies et du décalage des saisons agricoles.

Pour sa part, Dr Amani Kouassi, agro-climatologue et chercheur à ICRAF, a insisté sur l’importance pour les producteurs de comprendre les nouvelles réalités climatiques afin de réussir leurs cultures.

« Le climat a changé. Si nous ne comprenons pas ce changement, nous continuerons à appliquer des calendriers agricoles dépassés et à enregistrer des pertes », a-t-il averti.

Il a expliqué que la réussite d’un projet agricole repose désormais sur l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes fondées sur des informations agrométéorologiques adaptées à chaque localité et à chaque culture, notamment pour déterminer la bonne date de semis et optimiser les phases sensibles de croissance et de fructification.

Compte tenu des impacts croissants des aléas climatiques sur la croissance, la production et la qualité des cultures, notamment le riz et le maïs, le PUA-CI, placé sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances, déploie des actions structurantes pour renforcer la résilience des systèmes agricoles et préserver la sécurité alimentaire et nutritionnelle des exploitations familiales.

Dans ce cadre, il prévoit la diffusion d’informations et de produits agrométéorologiques appropriés aux petits producteurs, afin de réduire leur vulnérabilité et de favoriser l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes dans les neuf régions couvertes par le projet, à savoir le Tonkpi, le Bafing, le Béré, le Worodougou, le Kabadougou, le Folon, le Gontougo, le Bounkani et le Tchologo.

Les travaux de l’atelier se poursuivent avec des communications techniques, des échanges d’expériences et des séances pratiques destinées à outiller durablement les producteurs face aux défis climatiques.

(AIP)

nmfa/cmas

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