jeudi, août 27

Bouaké, 25 août 2026 (AIP)- La ville de Bouaké a accueilli, lundi 24 août 2026, la 3e étape de la caravane de sensibilisation des conducteurs d’engins à deux et trois roues, initiée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes en vue de promouvoir la sécurité routière pendant les périodes de vacances et de rentrée scolaire.

Pilotée par la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), cette caravane vise à encourager les conducteurs de motos-taxis, de tricycles et les livreurs à adopter des comportements responsables sur les routes, dans un contexte marqué par une augmentation des déplacements et une exposition accrue des usagers aux risques d’accidents.

La séance de sensibilisation s’est tenue au foyer des jeunes de Bouaké-Koko, en présence de conducteurs d’engins à deux et trois roues. Elle a été animée par le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko, qui a appelé les participants au respect des règles de circulation et à la protection de la vie humaine.

M. Sacko a invité les conducteurs de motos-taxis, de tricycles et les livreurs à faire preuve de responsabilité dans la conduite, notamment, par le port du casque, la détention du permis de conduire et le respect du code de la route. « Le message que nous avons porté de la part du ministre des Transports, c’est une conduite citoyenne responsable sur les routes pour pouvoir préserver les vies », a déclaré le DG des Transports terrestres et de la Circulation.

Selon Oumar Sacko, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, a instruit la DGTTC de mener cette tournée de sensibilisation au cours des vacances afin de relayer les messages de prévention auprès des utilisateurs d’engins à deux et trois roues, en raison de leur implication dans les accidents de la circulation. « Le taux de tués dans les accidents au niveau des engins à deux et trois roues est encore élevé. Des efforts sont faits, c’est vrai, mais une vie perdue en est de trop », a-t-il expliqué.

Le directeur général a insisté sur le port du casque par les conducteurs de motos-taxis et les autres utilisateurs de motos, ainsi que sur l’obligation de disposer d’un permis de conduire pour circuler. « À partir de maintenant, il faut faire en sorte que tous ceux qui sont en moto aient des casques. C’est pour préserver leurs propres vies et la vie de leurs passagers et de tous les autres usagers de la route », a-t-il indiqué.

Abordant la question de l’immatriculation des engins, Oumar Sacko a annoncé le déploiement à Bouaké et à Korhogo de l’opérateur chargé de la fabrication et de la pose des plaques d’immatriculation. « Dans les prochains jours, en collaboration avec le Guichet unique automobile, nous allons faire accélérer la cadence pour pouvoir satisfaire les demandes en termes d’immatriculation », a-t-il assuré.

M. Sacko a rappelé que la stratégie nationale de sécurité routière repose sur la sensibilisation et la répression. Il a prévenu que les conducteurs qui ne respecteront pas les prescriptions du code de la route s’exposeront aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Il a annoncé une collaboration avec les forces de police afin de renforcer les opérations de contrôle sur le terrain, avec l’appui des administrations concernées et des autorités municipales et locales.

Selon les statistiques présentées par l’Office de sécurité routière (OSER) au cours de la séance, les motos sont impliquées dans 34 à 40 % des accidents de la circulation enregistrés à Bouaké. « C’est quand même une marge qui est assez énorme. C’est pourquoi nous allons accentuer la sensibilisation sur cette cible », a déclaré Oumar Sacko.

Au terme de la rencontre, les conducteurs de motos-taxis présents ont pris l’engagement de respecter les consignes de sécurité, notamment le port du casque et les règles de circulation.

(AIP)

rkk

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version