Bondoukou, 13 déc 2024 (AIP) – Le secrétaire général 2 de la préfecture de Bondoukou, Loan Constant, a invité, jeudi 12 décembre 2024, les étudiants de l’Université de Bondoukou à réfuter les violences envers les filles et femmes, lors d’une conférence publique, dans cet établissement supérieur.
» Les violences basées sur le genre (VGB) restent un défi. Ces jours d’activisme contre les VGB permettront permettront de dénoncer et de prévenir de telles pratiques dans la région », a déclaré M. Loan.
Cette activité organisée par cette institution supérieur en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a eu lieu à l’occasion de la campagne des 16 jours d’activisme 2024, placées sous le thème, » Ensemble pour une Côte d’Ivoire sans violences envers les femmes et filles: renforcer la protection, promouvoir l’autonomisation ».
A ce propos, le Vice-président en charge de la Pédagogie et de la Vie universitaire, Prof Sib Sié Justin a annoncé, au sein de son établissement, la mise en place de l’Observatoire de la vie universitaire (OVU), le 17 avril 2024, pour la préservation des libertés individuelles, la lutte contre les violences à caractère sexuel, les abus, les harcèlements et autres comportements contraires aux libertés au sein de l’Université.
A cet égard, pour contrer les VGB, l’ analyste au programme gouvernance et genre du PNUD, Theodore Bitty, a souligné que chaque geste, chaque parole, chaque soutien et programme comptent pour contribuer à l’élan de solidarité nécessaire pour éradiquer ce fléau.
» Nous pouvons éradiquer ces violences et bâtir une société ou le respect, l’égalité et la dignité de chaque individu sont la norme », a-t-il dit.
Selon la spécialiste VGB et paneliste, Eva Helena Arielle Amegboh, en Côte d’Ivoire, on dénonce ces six types de VBG qui sont le viol, les agressions sexuelles, le mariage forcé, le délit de ressources d’opportunités et de services et les violences psychologiques et émotionnelles.

Les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe constituent une campagne internationale annuelle qui commence le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et dure jusqu’au 10 décembre, de la Journée des droits de la personne.
Selon le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, lors de la réunion annuelle du Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (PNLVBG) en juin 2023, un total de 7 919 cas de VBG ont été enregistrés, dont en moyenne 78,78 % concernent des enfants.
Lancée par des activistes lors de l’inauguration de l’Institut international pour le leadership des femmes en 1991, cette campagne offre aux personnes et organisations du monde entier une plateforme pour mobiliser les efforts en faveur de la prévention et de l’élimination de la violence de genre.
(AIP)
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