Bondoukou, 17 août 2025 (AIP) – Le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (COSIM), Ousmane Diakité, a insisté le samedi 16 août 2025 à Bondoukou, sur « l’urgence du vivre-ensemble et de la cohésion sociale ».
Dans son adresse à l’ouverture du 1er séminaire de formation des imams du district du Zanzan, placé sous le thème « Rôle des imams et prédicateurs dans la promotion des valeurs de paix, de fraternité et de solidarité », le Cheickoul Aïma (guide religieux de la communauté musulmane), a délivré un message en six points. Il a d’abord lancé un appel au renforcement de la fraternité, affirmant que « la paix ne bénéficie pas seulement aux Ivoiriens, mais inspire aussi d’autres nations ».
Évoquant la sécurité, Cheickoul Aïma a invité les imams à la vigilance, face à certains groupes qui utilisent la religion pour couvrir le banditisme et le terrorisme. « L’imam doit être un gardien de la communauté, capable de distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais et faire preuve de discernement, car les terroristes cherchent à se cacher dans nos communautés », a-t-il conseillé.
Abordant l’éducation, Ousmane Diakité a salué l’intégration du programme islamique dans les écoles ivoiriennes, « une décision du Président Alassane Ouattara, qui permet aux enfants d’être scolarisés sans marginalisation ». Il a mobilisé sa communauté à œuvrer pour la scolarisation des enfants pour qu’ils ne soient pas marginalisés.
À l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre, il a exhorté les fidèles à accomplir leur devoir civique. « Vous devez être les premiers à voter car la stabilité du pays dépend de votre engagement », a-t-il affirmé.
Concernant le patrimoine musulman, il a annoncé que le district du Zanzan sera le point de départ d’un projet pilote de sauvegarde et de numérisation des manuscrits et autres objets islamiques et anciens, en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Francophonie. A ce titre, le représentant du ministère, Mamidou Zoumana Coulibaly-Diakité, a qualifié le projet de priorité absolue, et annoncé la création d’un comité éthique pour encadrer leur valorisation et leur accessibilité.

Pour sa part, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, parrain de la cérémonie, a exprimé sa gratitude au président du COSIM et aux imams du Zanzan. Soulignant que l’Islam est une religion de paix, de partage et de fraternité, il a appelé les leaders religieux à demeurer des artisans de cohésion sociale, particulièrement en cette période électorale.
« Nous voyons des prédications qui ont tendance à faire croire que le pays va brûler », a-t-il déploré. Pour lui, cette initiative du COSIM participe à la consolidation de la paix. « Vous ne pouvez pas rester les bras croisés pour une paix qui peut être menacée et mise en péril », a-t-il ajouté.
Le séminaire se déroule du 15 au 18 août à l’amphithéâtre de l’Université de Bondoukou, à l’intention des sections régionales du COSIM du Gontougo et du Bounkani.
La cérémonie d’ouverture a enregistré une mobilisation de la communauté musulmane et la présence, entre autres, du préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, du maire Ouattara Anzoumana, du grand imam El hadj Timité Ismaël, de Kamara Logossina, 2e vice-gouverneur du District autonome du Zanzan, ainsi que du président des Églises évangéliques de Côte d’Ivoire.
(AIP)
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