vendredi, septembre 18

Abidjan, 15 mai 2024 (AIP)- Des acteurs nationaux ont renforcé, mardi 14 mai 2024, à Abidjan, leurs capacités en gouvernance  sur la migration de la main d’œuvre  à travers l’initiative de coaching et de mentorat.

Il s’est agi d’outiller  les experts ivoiriens des ministères en charge des questions b de migrations , du travail et de l’emploi dans le cadre d’un programme de main d’œuvre  dénommé en anglais « JLMP ».

Le conseiller technique du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Losséni Diaby, a salué l’engagement de la Direction générale de l’emploi (DGE) dans les initiatives  visant l’amélioration  des conditions  de la disponibilité des données  sur le Système  d’information sur le marché  du travail (SMIT)  en vue de la transformation  structurelle  de notre économie et de l’amélioration  des conditions de vie  conformément à la vision  du président de la République, Alassane Ouattara.

M. Diaby a également fait savoir  que la migration  de main d’œuvre  est un phénomène  économique, social, et culturel qui a pris beaucoup d’ampleur  en Afrique  au cours des dernières décennies  et la Côte d’Ivoire ne reste pas en marge.

Il a indiqué qu’à l’heure où les questions  de migration de la main d’œuvre s’inscrivent pleinement  dans les grands agendas internationaux, la prise en compte das les plans  nationaux de développement est de plus en p)lus nécessaire.

« Il convient donc de renforcer les institutions  et les systèmes de gestion de la migration  de la main d’œuvre, de définir les grands objectifs politiques et les stratégies du gouvernement pour les domaines prioritaires dans la question  de la migration de la main d’œuvre  en Côte d’Ivoire et cela ne pourra se faire qu’à travers la mise en œuvre d’une politique nationale », a souligné Le représentant du ministre Adama Kamara.

La formation a permis aussi d’approfondir les connaissances des différentes parties prenantes  sur les thématiques spécifiques de la migration de main d’œuvre  notamment le respect  des droits  des travailleurs migrants, la garantie  de traitement et de non-discrimination, l’accès à la protection sociale pour les travailleurs migrants, entre autres.

La cheffe de bureau de l’Union africaine (UA) Côte d’Ivoire, Joséphine-Charlotte Mayumakala, a exprimé  sa sincère  gratitude au gouvernement ivoirien pour son engagement indéfectible à faire progresser  la gouvernance  des migrations  de main d’œuvre et a souligné l’importance  d’une action collective  pour relever les défis.

Selon elle, l’une des principales stratégies  du JLMP consiste à renforcer les capacités des Etats membres, des communautés économiques régionales et d’autres  parties prenantes sur divers aspects de la gouvernance des migrations de main d’œuvre.

« Nous espérons que cette initiative contribuera à l’objectif global du JLMP qui est de renforcer  la gouvernance et la réglementation efficaces  de la migration et de la mobilité de la main d’œuvre pour un développement durable  accru, une croissance économique inclusive  et l’intégration régionale du continent africain », a déclaré Mme Mayumakala.

La Côte d’Ivoire enregistre l’un des taux de migration les plus élevés dans la sous-région  avec une population  non ivoirienne estimée à 22%  de la population totale, selon le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2021.

Le JLMP est organisé  par la DGE en collaboration  avec l’UA, l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation internationale de migration (OIM).

(AIP)

fmo

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