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Tiébissou, 25 jan 2026 (AIP) – Une centaine d’élèves du lycée Coffi Gadeau de Tiébissou a été sensibilisée, mercredi 21 janvier 2026, aux causes, aux conséquences et aux stratégies de lutte contre l’échec scolaire, à l’initiative de la section locale de l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI), en collaboration avec la cellule chrétienne de l’établissement.

La séance, tenue dans l’enceinte du lycée, a été animée par un panel composé de membres de l’administration scolaire, d’inspecteurs d’éducation et d’orientation ainsi que d’enseignants.

À l’ouverture des travaux, l’adjoint au chef d’établissement coordonnateur, Zogbé Degbéné Fidèle, représentant le proviseur Diabaté Adama, a défini l’échec scolaire comme l’incapacité de l’apprenant à atteindre les objectifs fixés. Il a indiqué que ce phénomène n’est pas une fatalité et a invité les élèves à s’interroger sur leur propre responsabilité dans leur parcours scolaire.

Abordant les causes et les conséquences de l’échec scolaire, l’inspectrice d’éducation, Gnamba Amani Gladys, a mis en cause les conditions d’apprentissage, tant familiales que scolaires. Elle a relevé l’insuffisance de fournitures scolaires, la malnutrition, l’absentéisme, les retards récurrents, le non-respect du règlement intérieur, ainsi que les déficits en matériels didactiques, les effectifs pléthoriques et le manque d’enseignants, notamment en mathématiques. Elle a également souligné la responsabilité individuelle de l’élève dans la réussite scolaire.

Selon elle, l’échec scolaire peut conduire à des phénomènes tels que la délinquance, la consommation de drogues et le banditisme, tout en limitant la disponibilité de ressources humaines qualifiées pour le développement du pays.

Intervenant sur les pistes de solutions, l’inspecteur d’orientation, Georges Coulibaly, a évoqué la construction de collèges de proximité pour réduire les effectifs, la formation initiale et continue des personnels éducatifs, ainsi que le renforcement du suivi parental et de la collaboration entre parents et acteurs de l’école. Il a également assuré de la disponibilité des services d’orientation pour accompagner les élèves dans les méthodes de travail et d’apprentissage.

Pour l’adjoint au chef d’établissement, Sialou Koffi, les activités de la vie scolaire, l’apprentissage de la vie associative et entrepreneuriale, ainsi que la présence accrue des inspecteurs d’éducation et d’orientation dans les établissements constituent des leviers de lutte contre la médiocrité scolaire.

Le chargé de la communication et de la vie scolaire, Ya Koffi Michel, a rappelé l’existence de mécanismes de rattrapage, notamment l’école de la deuxième chance, tout en relevant l’impact de la suppression des internats et de la réduction des bourses sur la motivation des élèves. Il a également salué l’implication des comités de gestion (COGES) dans la résolution des difficultés scolaires.

Plusieurs responsables religieux et éducatifs, dont l’imam Hamid Compaoré et l’encadrant de la cellule chrétienne, Loma Kouadio Raphaël, ont pris part à cette activité, saluée pour son caractère inclusif.

(AIP)
myk/haa

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