mercredi, septembre 16

Duékoué, 19 juil 2025 (AIP) – La coalition des femmes leaders de la région du Guémon a exigé des mesures répressives contre les vendeuses de médicaments de rue soupçonnées de dissimuler des substances illicites dans leurs produits, lors de la 38e Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogues (JILAD), célébrée mercredi 16 juillet 2025 à Duékoué.

Prenant la parole à cette occasion, la présidente de la coalition, Minata Ouédraogo, a alerté sur la prolifération de la vente clandestine de produits pharmaceutiques contenant des drogues. Selon elle, certaines vendeuses de rue seraient impliquées dans la dissimulation et la distribution de produits stupéfiants, exposant ainsi les jeunes à de graves risques sanitaires et sociaux.

« La situation est préoccupante. Ces pratiques illégales mettent en danger la jeunesse et compromettent les efforts de lutte contre les drogues dans notre région », a-t-elle déclaré, appelant à des contrôles renforcés et à des sanctions judiciaires contre les contrevenants.

La coalition a exhorté les autorités administratives, les services de sécurité, les professionnels de santé et les structures spécialisées à agir de manière coordonnée pour éradiquer ce phénomène. Elle a proposé la mise en œuvre de fouilles systématiques, d’interpellations ciblées et de poursuites judiciaires contre les vendeuses impliquées.

L’événement, organisé par le Comité interministériel de lutte antidrogue (CILAD), a été marqué par des séances de sensibilisation sur les effets des drogues, notamment auprès des jeunes, et sur le rôle des familles dans la prévention.

Minata Ouédraogo a par ailleurs encouragé les populations à privilégier les circuits de distribution officiels pour l’achat de médicaments et à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes. « Il en va de l’avenir de nos enfants. La vigilance collective est essentielle pour endiguer ce fléau », a-t-elle insisté.

Le phénomène des médicaments de rue reste une problématique majeure de santé publique en Côte d’Ivoire, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines.

(AIP)
kkhk/ad

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