mardi, septembre 15

Niakara, 15 sept 2026 (AIP) – Le district sanitaire de Niakara renforce l’intégration d’autres interventions sanitaires à la campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS), notamment le contrôle du statut vaccinal des enfants et, à partir du quatrième cycle, la recherche active de cas suspects de tuberculose.

Cette démarche a été présentée mardi 15 septembre 2026, à la préfecture de Niakara, lors d’une réunion de sensibilisation et de mobilisation sociale en prélude au quatrième cycle de la CPS, prévu du vendredi 18 au mardi 22 septembre, avec l’administration de la sulfadoxine-pyriméthamine et de l’amodiaquine (SPAQ) aux enfants âgés de trois à 59 mois.

La rencontre, présidée par le préfet de Niakara, Benoît Brou Kouadio, a réuni des acteurs locaux de la santé, des responsables communautaires et des partenaires impliqués dans la mise en œuvre de la campagne conduite par le district sanitaire dirigé par Dr Touré Baba Badian.

La Superviseuse technique nationale (STN), N’Guessan Chantal, a souligné l’intérêt d’associer plusieurs interventions sanitaires aux campagnes de proximité afin d’améliorer la couverture des différents programmes de santé.

Elle a indiqué que les trois premiers cycles de la CPS 2026, dont le premier a démarré en juin, ont notamment permis aux agents et relais communautaires de contrôler les carnets de santé et de vérifier le statut vaccinal des enfants éligibles au Programme élargi de vaccination (PEV).

Cette vérification permet d’identifier les enfants n’ayant pas reçu certains antigènes et d’orienter leurs parents vers les établissements sanitaires pour un rattrapage vaccinal, contribuant ainsi à réduire les occasions manquées de vaccination.

Pour le quatrième cycle, les équipes mobilisées dans les ménages procéderont également à une recherche active de signes d’alerte de tuberculose, à partir d’un questionnement ciblé des personnes visitées.

« Ce sont autant d’activités sanitaires qui nous permettent de booster les différents programmes de santé et de répondre efficacement aux besoins sanitaires des populations », a déclaré Mme N’Guessan Chantal.

L’intégration de ces interventions vise à optimiser les ressources humaines, logistiques et communautaires mobilisées pendant la campagne, tout en favorisant la détection précoce de certaines situations sanitaires et l’orientation des personnes vers les structures de prise en charge.

La CPS consiste à administrer, pendant la période de forte transmission du paludisme, des médicaments préventifs aux enfants âgés de trois à 59 mois afin de réduire le risque de contracter la maladie.

(AIP)
jbm/cmas

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