mardi, septembre 22

Bondoukou, 10 sept. 2025 (AIP) – Des organisations de la société civile ont participé, lundi 8 et mardi 9 septembre 2025 à Bondoukou, à un atelier de formation sur le monitoring et la documentation des violations des droits humains en période électorale, initié par le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), représenté par son point focal, Ramde Issa, également directeur exécutif de l’Ong Eveil, en collaboration avec la Fédération internationale des droits humains (FIDH), avec l’appui financier de l’Union européenne (UE).

La rencontre a réuni une vingtaine de défenseurs issus des organisations de la société civile, des Centres régionaux d’appui à la société civile (CRASC), de la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO) et de la Coalition ivoirienne des défenseurs des droits humains (CIDDH). Elle visait à renforcer leurs capacités sur les méthodes de surveillance, de documentation et de dénonciation des violations, avec un accent particulier sur la sécurisation et le partage des informations collectées.

Au nom du conseil d’administration du MIDH, Ramde Issa a rappelé que les précédentes élections en Côte d’Ivoire ont souvent été marquées par des tensions, des violences et des atteintes aux droits fondamentaux, malgré l’existence d’un cadre juridique favorable à la protection des défenseurs.

« Vous serez formés aux outils modernes de documentation, aux principes fondamentaux du monitoring des droits humains, et aux bonnes pratiques en matière de collecte et de traitement sécurisés de l’information. Vous découvrirez également l’outil Uwazi, une base de données qui nous aidera à centraliser et analyser les informations recueillies sur le terrain », a-t-il déclaré.

L’expert Koné Sinangnan et Ramdé Issa à droite à Bondoukou

Pour Koné Sinangnan, membre du MIDH et enquêteur auprès de structures internationales, cette formation est “impérieuse” à la veille des élections de 2025 et 2026.

« Elle permettra aux défenseurs des droits humains d’observer les élections et de constater d’éventuelles violations, notamment les atteintes à la liberté d’expression, à la liberté de circulation et au droit de vote », a-t-il expliqué, avant d’ajouter qu’elle doit également inciter les autorités à respecter les règles de la démocratie et les défenseurs à agir dans le respect des lois nationales, afin de préserver la crédibilité de leur action.

Durant l’atelier, les participants ont abordé les notions fondamentales relatives aux droits humains, le cadre juridique national et international, les typologies de violations, ainsi que des modules pratiques sur la collecte, la vérification, l’analyse et le rapportage des données. Des travaux de groupe, simulations et exercices pratiques sont venus renforcer l’apprentissage.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet PROTECT, qui vise à protéger l’espace civique et à accompagner les défenseurs des droits humains avant, pendant et après les échéances électorales.

(AIP)

nmfa/fmo

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