Korhogo, 24 juil 2025 (AIP) – Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a organisé, mercredi 23 juillet 2025, une session de dialogue socio sécuritaire entre les forces de sécurité intérieure et les communautés locales à la salle de conférence de la préfecture de Korhogo.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet, « Amélioration de la professionnalisation des agences d’application de la loi en Côte d’Ivoire », mis en œuvre avec l’appui du Bureau des Affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi (INL) du gouvernement des États-Unis. Elle vise à renforcer la confiance mutuelle entre forces de sécurité et citoyens, améliorer la compréhension réciproque et promouvoir la co-production de la sécurité dans les zones sensibles du nord du pays.
L’ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Davis Ba, a salué l’initiative qui, selon elle, « s’inscrit dans un effort de co-création de la paix à travers un dialogue franc et durable entre les institutions sécuritaires et les communautés ». Elle a souligné que cette approche participative permet de placer les populations au cœur des stratégies sécuritaires.
« La vision est d’être plus proche du peuple et de renforcer les bases d’une paix durable. Le gouvernement américain est fier de soutenir ces efforts en Côte d’Ivoire », a-t-elle ajouté.
Le conseiller du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Dr Kama Tapé, représentant le ministre, le Général Vagondo Diomandé, a exprimé la volonté des autorités ivoiriennes de faire de la sécurité de proximité un pilier de la gouvernance sécuritaire.
« Ce modèle repose sur un principe fondamental : la proximité avec les communautés. Il encourage une approche participative et inclusive dans la gestion des questions de sécurité », a-t-il affirmé.
Pour le préfet de région, préfet du département de Korhogo, Epkonon André Assoumou, la police de proximité représente « un changement d’attitude » où le dialogue devient un outil central pour restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens.
« Cette approche permet d’identifier, de prévenir et de résoudre efficacement les actes de criminalité, d’incivilité ainsi que les menaces à la sécurité publique », a-t-il insisté.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de prévention des conflits et de lutte contre l’insécurité, notamment dans les régions frontalières, souvent exposées à l’extrémisme violent, aux trafics transfrontaliers et aux tensions intercommunautaires.
Selon l’ONUDC, la police de proximité est aujourd’hui considérée comme un levier stratégique pour améliorer la redevabilité des institutions de sécurité, renforcer l’État de droit et favoriser une paix durable, en particulier dans les contextes post crise comme celui du nord ivoirien.
(AIP)
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