Abidjan, 7 août 2026 (AIP) – Le directeur général de Bonus Multimédia et promoteur de spectacles, Eliame Niamkey a salué la réforme du régime des entrepreneurs de spectacles vivants engagée par le gouvernement, tout en appelant à la mise en place de mesures d’accompagnement destinées à faciliter l’adaptation des professionnels au nouveau dispositif réglementaire.
Dans une déclaration consacrée à cette réforme, dont l’AIP a reçu copie, l’acteur culturel a estimé que le nouveau cadre juridique constitue une étape importante dans la modernisation du secteur des spectacles vivants en Côte d’Ivoire. Selon lui, cette réforme traduit la volonté des autorités de mieux organiser l’industrie culturelle, de protéger les artistes, les promoteurs et le public, tout en renforçant la crédibilité du secteur.
« Je tiens à saluer la vision portée par le président de la République, Alassane Ouattara, ainsi que l’engagement de madame la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, qui œuvre avec détermination à la professionnalisation des industries culturelles et créatives », a déclaré M. Niamkey.
Le promoteur de spectacles a également relevé les efforts entrepris depuis l’arrivée de la ministre à la tête du département de la culture. « Depuis son arrivée à la tête du ministère, nous constatons une dynamique de modernisation de la gouvernance culturelle, marquée par des réformes structurantes et des choix managériaux qui contribuent à renforcer l’efficacité de l’administration culturelle », a-t-il affirmé.
Rappelant que la réforme s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années, il a indiqué qu’elle répond à un besoin partagé de structurer davantage le secteur et d’offrir aux professionnels un environnement plus transparent et plus crédible.
Tout en exprimant son adhésion aux objectifs poursuivis par les pouvoirs publics, Eliame Niamkey estime que la réussite de cette réforme passera également par un accompagnement des opérateurs culturels.
« Les promoteurs de spectacles évoluent dans un environnement économique exigeant, où le financement demeure essentiellement assuré sur fonds propres, tandis que l’accès au crédit bancaire et au sponsoring reste encore limité. Dans ce contexte, il serait opportun que la licence professionnelle s’accompagne progressivement de mécanismes incitatifs permettant de renforcer davantage son attractivité », a-t-il expliqué.
À cet effet, il préconise la mise en place de plusieurs dispositifs destinés à soutenir les entrepreneurs de spectacles, notamment des conventions avec le Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), un accès facilité aux financements, des mécanismes de garantie bancaire, des facilités accordées par les collectivités territoriales, des programmes de subventions ainsi que d’autres avantages liés au statut d’entrepreneur de spectacles vivants.
Pour Eliame Niamkey, ces mesures contribueraient à renforcer l’adhésion des professionnels à la réforme tout en accélérant la professionnalisation du secteur.
Le directeur général de Bonus Multimédia estime, par ailleurs, que cette réforme représente une véritable opportunité pour les industries culturelles ivoiriennes. Selon lui, elle permettra d’améliorer la qualité des spectacles, de consolider les entreprises culturelles, de renforcer la confiance entre les différents acteurs et d’accroître l’attractivité de la Côte d’Ivoire pour les grands événements culturels internationaux.
Il a assuré que les professionnels des spectacles vivants demeurent engagés aux côtés des pouvoirs publics pour accompagner cette dynamique de modernisation.
« Les professionnels des spectacles vivants sont attachés à cette ambition de modernisation. Ils souhaitent accompagner cette dynamique dans un esprit de responsabilité, de dialogue et de partenariat avec les pouvoirs publics, afin que cette réforme produise pleinement les effets attendus au bénéfice de l’ensemble de l’écosystème culturel », a-t-il fait savoir.
Convaincu que le dialogue demeure un facteur essentiel de réussite, Eliame Niamkey a exprimé le souhait de voir se poursuivre la concertation entre l’État, les organisations professionnelles et les opérateurs culturels.
« Je demeure persuadé qu’en poursuivant cette concertation constructive entre l’État, les organisations professionnelles et les opérateurs culturels, la Côte d’Ivoire consolidera sa position de référence culturelle en Afrique et fera des industries culturelles et créatives un véritable moteur de croissance, d’emploi et de rayonnement international », a conclu le promoteur de spectacles.
Le gouvernement ivoirien a engagé une réforme du régime des entrepreneurs de spectacles vivants à travers le décret n°2021-622 du 20 octobre 2021 et l’arrêté n°0750/MCF/CAB du 14 octobre 2025. Ce nouveau dispositif instaure notamment une licence obligatoire pour les professionnels du secteur, définit les conditions d’exercice des activités de production, de diffusion et d’exploitation de salles de spectacles, tout en renforçant les exigences en matière de sécurité, de gouvernance et de protection des artistes, des organisateurs et du public. Il vise à professionnaliser durablement le secteur et à renforcer le développement des industries culturelles et créatives en Côte d’Ivoire.
(AIP)
rd/fmo
