dimanche, septembre 27

Bingerville, 02 juin 2025 (AIP)- La 3ᵉ édition du festival Eden des Fleurs (FEF), initiée par l’ONG Eden Art, s’est achevée, vendredi 30 mai 2025, à l’école doctorale-société, communication, arts, lettres et langues de Bingerville, sur un panel axé sur le thème « Culture florale et environnement social ».

Cette édition a mis en exergue le rôle central que peut jouer la culture florale dans la construction d’un environnement social sain, inclusif et durable. Pour la présidente de l’ONG Eden Art et commissaire générale du festival, Kodo Danielle, la culture florale doit s’inscrire au cœur des politiques de bien-être. « L’environnement social commence à la maison, dans nos cuisines, salles d’eau, bureaux… partout où la fleur peut adoucir et assainir notre cadre de vie », a-t-elle signifié.

Déclinée en six sous-thèmes, cette édition a abordé les dimensions sociale, artistique, économique et écologique de la culture florale, démontrant que celle-ci ne se résume pas à l’esthétique. « La plante naturelle se retrouve dans l’assiette, sur le corps, et agit sur l’organisme. Elle participe à notre bien-être global », a-t-elle expliqué.

Trois innovations ont marqué cette 3ᵉ édition : des ateliers de jardinage pour initier petits et grands à l’art de faire pousser une plante en pot, un concours de slam autour de la fleur et de l’environnement, et une tombola ayant mobilisé un grand nombre de participants malgré une météo défavorable.

Le promoteur de l’organisation Alerte Verte, Larousse Koutuan est intervenu sur la valorisation des déchets ménagers pour la production de bio-engrais naturels. Une solution simple, écologique et rentable, selon lui, pour soutenir une culture florale locale et durable.

Le directeur de l’école doctorale, Jean-Marie Kouakou, a salué cette démarche novatrice : « Le panel a permis aux doctorants de découvrir un champ de recherche et d’action encore trop peu exploré. Ce fut un moment d’enrichissement intellectuel et humain », a-t-il affirmé.

Face à l’intérêt manifeste des participants et à la pertinence du thème, la fondatrice de l’ONG a lancé un appel aux décideurs publics et partenaires institutionnels.

« Ce projet mérite d’être soutenu. Il touche à la santé, à l’éducation, à l’environnement. Nous avons besoin d’accompagnement pour en assurer la pérennité », a-t-elle plaidé.

Danielle Kodo a conclu en soulignant que la culture florale est une démarche citoyenne, au service du bien-être individuel et collectif : « Un citoyen qui respire un air sain est plus productif. C’est aussi un enjeu de santé publique »; a-t-elle estimé.

(AIP)

fk/kg/fmo

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version