mardi, septembre 29

Abidjan, 09 sept 2025 (AIP)- Le président français, Emmanuel Macron, a nommé le mardi 9 septembre 2025, Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre en remplacement de François Bayrou, contraint à la démission après son échec à obtenir la confiance des députés.

À peine la nomination annoncée, Marine Le Pen a vivement réagi, dénonçant un pouvoir à bout de souffle.

Selon la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale francaise, Emmanuel Macron « tire la dernière cartouche du macronisme » et gouverne désormais « bunkerisé avec son petit carré de fidèles ».

Elle voit dans cette nomination un baroud d’honneur avant une déroute annoncée. « Après les inéluctables futures élections législatives, le Premier ministre s’appellera Jordan Bardella », a-t-elle affirmé.

Alors que l’Élysée charge Sébastien Lecornu de consulter les partis pour construire une majorité autour du budget, l’opposition, elle, se prépare déjà à un renversement du rapport de force.

Jean-Luc Mélenchon, sur X, a pour sa part raillé la continuité « macronienne ». « Dorénavant, c’est absolument comme auparavant », a-t-il noté,  appelant une nouvelle fois au départ d’Emmanuel Macron.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est félicitée de la nomination d’un « excellent ministre » et a salué ses qualités de « rassembleur ». Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, a quant à lui salué le choix d’un chef du gouvernement « qui n’est pas socialiste », appelant à plus de rigueur budgétaire, de sécurité et de fermeté migratoire.

Mais dans une atmosphère politique plombée par l’instabilité, la droite comme l’extrême droite voient dans cette nomination un geste défensif, sans portée réelle. Pour Marine Le Pen, le macronisme vit ses derniers instants.

(AIP)

sdaf/cmas

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