Abidjan, 02 nov 2025 (AIP) – Les États-Unis ont ajouté cinq pays africains à leur liste de destinations à haut risque, invoquant la montée du terrorisme, les troubles politiques et la détérioration générale de la sécurité sur le continent, selon les derniers avis du Département d’État publiés entre septembre et octobre 2025.
Le Mali, le Niger et le Soudan sont désormais classés au niveau 4 : “Ne voyagez pas”, tandis que Madagascar et la Tanzanie ont été placés au niveau 3 : “Reconsidérez votre voyage”, indique l’avis américain publié par des médias étrangers.
Le gouvernement des États-Unis met en garde ses ressortissants contre tout déplacement dans les régions africaines affectées par des conflits armés, des attaques terroristes, une instabilité politique chronique et une gouvernance affaiblie.
Au Mali, les violences persistantes et les insurrections ont conduit à l’évacuation du personnel non essentiel de l’ambassade américaine, tandis qu’au Niger, la situation reste tendue en raison du terrorisme et de la criminalité, rendant les déplacements dangereux en dehors de Niamey. Le Soudan, quant à lui, demeure plongé dans une guerre entre l’armée et les forces paramilitaires, et l’ambassade des États-Unis à Khartoum reste fermée depuis 2023.
À Madagascar, la recrudescence des manifestations politiques et de la criminalité violente a entraîné une élévation du niveau d’alerte, alors que la Tanzanie figure désormais parmi les pays à risque en raison de troubles internes, de menaces terroristes et de cas signalés de violences ciblées contre les minorités sexuelles.
Selon le Département d’État, ces nouvelles recommandations reflètent l’inquiétude croissante de Washington face à l’aggravation des crises sécuritaires et de gouvernance en Afrique. Les groupes extrémistes liés à l’État islamique et à Al-Qaïda continuent d’exploiter la faiblesse des États et la porosité des frontières, notamment au Sahel.
Au-delà des menaces terroristes, les États-Unis pointent une crise politique structurelle marquée par la corruption, les luttes de pouvoir et des élections contestées, qui fragilisent les institutions et nourrissent la défiance populaire.
Ces avertissements, note le rapport, traduisent une réalité préoccupante : la lutte de l’Afrique ne se limite plus au terrorisme, mais s’enracine dans les défaillances de gouvernance qui continuent d’alimenter l’instabilité et freinent les perspectives de développement durable du continent.
(AIP)
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