lundi, septembre 21

Abidjan, 18 juin 2025 (AIP) – À l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, célébrée au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a mis en garde contre la montée alarmante des propos haineux, qu’il qualifie de « poison pour la société et de facteur de violence ».

Dans un message officiel, M. Guterres a rappelé que les discours de haine « ont mené à des atrocités marquant les chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité », tout en soulignant la responsabilité collective de les combattre à l’ère des technologies modernes, rapporte ONU Info, le mercredi 18 juin 2025.

Cette année, la Journée met particulièrement l’accent sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans la propagation ou la lutte contre les discours haineux. Si l’IA offre de nombreuses opportunités dans la détection et la prévention de ces dérives, les Nations Unies alertent également sur le risque d’algorithmes biaisés et de plateformes numériques qui diffusent des contenus toxiques et favorisent le harcèlement.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a, de son côté, averti que « les discours de haine ne sont jamais inoffensifs », car ils « déforment, déshumanisent et banalisent la cruauté ». Il a appelé à rejeter l’hostilité sous toutes ses formes et à garantir une utilisation responsable des outils numériques.

Lors de la cérémonie officielle, Virginia Gamba, conseillère spéciale pour la prévention du génocide, a exhorté à intensifier la coopération mondiale pour limiter les effets des discours haineux, en tirant parti des avancées technologiques, tout en renforçant la compréhension de leurs impacts.

La haine en ligne est une menace pour la démocratie et la cohésion sociale (Photo: Unsplash)

Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a lancé un appel urgent à l’action face aux « risques posés par l’usage abusif de l’intelligence artificielle », mettant en avant les efforts de son pays pour garantir une utilisation éthique de ces technologies.

Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Philémon Yang, représenté par son chef de cabinet, a insisté sur la nécessité de bâtir des structures de gouvernance numérique solides. « La haine commence par les mots, mais la paix aussi. Tout comme la haine s’apprend, la tolérance, la compassion et la solidarité le peuvent aussi », a-t-il souligné.

Face à cette menace croissante pour la cohésion sociale, la démocratie et les droits humains, les Nations Unies appellent les États membres, la société civile, les entreprises technologiques et les citoyens à se mobiliser pour inverser la tendance et promouvoir un espace numérique inclusif, respectueux et pacifique.
(AIP)
cmas

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