mardi, septembre 22

Abidjan, 27 juil 2026 (AIP) – Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a exhorté lundi 27 juillet 2026 le Parlement panafricain (PAP) à défendre avec fermeté la démocratie constitutionnelle sur le continent, en condamnant sans ambiguïté les changements anticonstitutionnels de gouvernement, les prolongations illégales de mandats et toute atteinte aux institutions démocratiques.

S’exprimant à l’ouverture de la première session ordinaire de la septième législature du PAP, au Gallagher Convention Centre de Midrand, en Afrique du Sud, M. Ramaphosa a affirmé que le respect de la démocratie, de l’État de droit et de la bonne gouvernance demeure un préalable à la paix, au développement et à la confiance des citoyens envers leurs institutions.

« Ce Parlement doit se montrer résolu dans la défense de la démocratie constitutionnelle. Il doit s’opposer clairement aux changements de gouvernement anticonstitutionnels, à la prolongation illégale des mandats politiques, à l’affaiblissement des institutions démocratiques et au détournement des ressources publiques », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a estimé que le Parlement panafricain, représentant les aspirations de plus de 1,5 milliard d’Africains, devait incarner l’intégrité, la transparence et la responsabilité afin d’assurer une mise en œuvre effective des engagements de l’Union africaine.

Face aux conflits, aux difficultés économiques, aux effets des changements climatiques et aux tensions géopolitiques, il a plaidé pour un renforcement de la solidarité africaine et des institutions continentales. Il a également invité les parlementaires à soutenir l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), à travers la suppression des barrières non tarifaires, la modernisation des systèmes douaniers et l’harmonisation des législations nationales.

Évoquant le thème de l’année 2026 de l’Union africaine consacré à la sécurité de l’eau et à l’assainissement, M. Ramaphosa a appelé les parlements africains à adopter des cadres législatifs favorisant un accès durable à l’eau potable et à soutenir les investissements dans les infrastructures hydrauliques.

Il a, en outre, plaidé pour une gestion des migrations fondée sur le respect de la dignité humaine, l’État de droit et la lutte contre la xénophobie, tout en appelant les États à s’attaquer aux causes profondes des déplacements, notamment les conflits, la pauvreté et la faiblesse de la gouvernance.

En conclusion, le président sud-africain a invité les pays africains à renforcer leurs institutions, à investir dans les jeunes et les femmes et à parler d’une seule voix sur les grandes réformes de la gouvernance mondiale, afin de bâtir une Afrique plus stable, plus prospère et plus démocratique.

(AIP)

sdaf/cmas

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