Abidjan, 30 sept 2026 (AIP)- Les forces américaines devraient quitter leurs dernières bases en Irak le 30 septembre 2026, conformément à un accord conclu entre les deux pays en 2024, selon le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi.
Il a confirmé que ce mercredi était la date limite pour mettre fin à la mission militaire de la Coalition mondiale dirigée par les États-Unis contre l’État islamique (EI) en Irak et achever le processus de retrait des troupes.
Un responsable américain a également déclaré que le retrait des troupes américaines serait achevé d’ici le 30 septembre, sans toutefois préciser le nombre de soldats restant en Irak, ni les plans de redéploiement. Selon ce responsable, les États-Unis, l’Irak et la coalition ont obtenu des résultats significatifs dans la lutte contre Daech.
Suite au retrait des troupes, les relations américano-irakiennes s’orienteront vers une coopération économique, sécuritaire et en matière de formation, tandis que les forces de sécurité irakiennes et les forces kurdes poursuivront la lutte contre Daech.
Cet événement marque la fin de la présence militaire américaine en Irak, qui avait débuté en 2003. Environ 4 500 soldats américains sont morts en plus de deux décennies de guerre dans ce pays du Moyen-Orient.
En 2024, les États-Unis et l’Irak ont convenu d’une feuille de route pour mettre fin à la mission militaire de la coalition internationale contre Daech en Irak. Les États-Unis ont retiré leurs forces de la plupart de leurs bases en Irak depuis 2025, mais maintiendront une présence dans la région autonome kurde, au nord du pays.
L’État islamique contrôlait autrefois environ un tiers du territoire irakien et a mené de nombreuses attaques de grande envergure avant d’être vaincu territorialement en 2017-2018. Bien qu’il ne contrôle plus de vastes territoires, l’organisation maintient des réseaux clandestins en Irak et en Syrie.
Le commandant kurde Sirwan Barzani a averti que la réduction du soutien en matière de renseignement, de logistique et de drones de la part des États-Unis pourrait offrir de nouvelles opportunités aux groupes de l’EI pour se réorganiser.
Certains responsables de la sécurité irakienne ont également averti que l’EI pourrait tenter d’exploiter cette période de transition pour démontrer que l’organisation conserve la capacité de mener des attaques.
(AIP)
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