samedi, août 22

Abidjan, 21 août 2026 (AIP)-  Le président libanais Joseph Aoun s’est rend jeudi 20 août 2026 à Rome, en Italie, pour rencontrer son homologue italien Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni afin de discuter du maintien de la Force onusienne au Liban (Finul), dont le mandat expire à la fin de l’année.

En effet, l’éventuel retrait de la Finul dont le mandat expire à la fin de l’année inquiète fortement les autorités libanaises. La force compte actuellement 7 500 casques bleus, permettant de garder un semblant de stabilité dans le sud du pays.

Beyrouth redoute qu’un départ des troupes de l’ONU ne crée un vide sécuritaire et permette à Israël de consolider son contrôle dans le sud du Liban.

En juillet, 86 députés libanais avaient d’ailleurs adressé une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU pour demander le maintien des casques bleus.

Le président Joseph Aoun a également réaffirmé que la prolongation du mandat de la Finul restait l’option privilégiée par Beyrouth alors qu’Israël continue ses attaques dans le sud du pays.

Le week-end dernier, son armée a tué 11 personnes lors de deux frappes différentes, en dehors de la zone tampon, dont une mère et ses quatre enfants.

Ailleurs, les soldats continuent à semer la terreur dans les zones encerclées ou partiellement occupées. Plusieurs cas d’enlèvements sont notamment dénoncés dans le sud-est du Liban.

Mais face à l’opposition d’Israël à une prolongation du mandat, le Liban cherche également une solution alternative. La France et l’Italie qui fournissent les deux principaux contingents européens de la Finul, ont proposé en juin la création d’une coalition internationale, composée principalement de troupes européennes, pour prendre le relais de la force de l’ONU.

Cette initiative est approuvée par Beyrouth, mais se heurte à l’opposition d’Israël et des Etats Unis. Joseph Aoun espère donc faire avancer ce projet lors de ses entretiens à Rome, afin de garantir le maintien d’une présence internationale aux côtés de l’armée libanaise dans le sud du pays.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des négociations directes à Rome, qui ont abouti en juin à un accord-cadre prévoyant notamment le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région.

Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène toujours des frappes ponctuelles au Liban et maintient une présence militaire dans le sud du pays.

(AIP)

tls/zaar

 

Share.

Comments are closed.

Exit mobile version