Abidjan, 08 oct 2026 (AIP) – L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé mercredi 07 octobre 2026 à la Russie de fournir davantage d’informations sur le décès inexpliqué d’une technicienne de laboratoire, alors que des soupçons de peste pulmonaire avaient circulé dans les médias.
Daria Shipilova, 28 ans, travaillait à l’Institut de lutte contre la peste d’Irkoutsk, en Sibérie orientale. Hospitalisée après être tombée malade, elle est décédée vendredi d’une pneumonie sévère dont l’origine demeure inconnue. Aucun élément public ne permet, à ce stade, de confirmer qu’elle avait contracté la peste ou qu’un accident de laboratoire était à l’origine de son état, rapport un communiqué de l’Organisation.
Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les autorités russes ont assuré qu’aucun cas de peste n’avait récemment été détecté dans la région. Elles ont toutefois mené une enquête épidémiologique, placé sous surveillance les personnes ayant été en contact avec la victime et pris des mesures de prévention.
L’agence sanitaire russe Rospotrebnadzor affirme avoir réalisé près de 5.000 analyses sans détecter d’agent infectieux dangereux. Environ 90 % des quelque 200 personnes placées initialement en quarantaine auraient également été libérées. Moscou estime ainsi qu’il n’existe aucun risque épidémique.
L’OMS réclame néanmoins des précisions sur la cause de la pneumonie, l’agent pathogène ayant motivé les mesures sanitaires et les informations faisant état d’un éventuel deuxième cas.
L’organisation estime actuellement le risque sanitaire « modéré à faible » dans la région d’Irkoutsk, « faible » en Russie et « très faible » en Europe.
La peste, causée par la bactérie *Yersinia pestis*, circule naturellement chez certains petits mammifères et leurs puces. Sa forme pulmonaire peut être grave, mais elle peut être efficacement traitée par des antibiotiques lorsqu’ils sont administrés rapidement.
(AIP)
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