vendredi, septembre 4

Abidjan, 04 sept 2026 (AIP)- Une manifestation organisée jeudi 26 août 2026 à Durban, dans l’Est de l’Afrique du Sud, contre la présence de migrants en situation irrégulière a dégénéré en affrontements, faisant plusieurs blessés et nécessitant l’intervention des forces de l’ordre.

Une centaine de personnes, membres d’un groupe hostile à l’immigration clandestine, ont pris part à une marche présentée comme une campagne de « nettoyage ». Les manifestants entendaient notamment protester contre la présence d’un campement installé devant un bâtiment gouvernemental.

Ce site abrite depuis près de 13 semaines plusieurs centaines de ressortissants étrangers, principalement originaires de la République démocratique du Congo (RDC).

Les affrontements ont conduit à l’arrestation d’un ressortissant étranger, après qu’une pierre lancée au cours des heurts a atteint un policier. Un responsable de la communauté congolaise fait également état de cinq Congolais blessés, dont deux enfants.

Les occupants du campement se présentent comme des demandeurs de protection ayant quitté leurs pays en raison de violences et d’attaques visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Un représentant de la communauté congolaise a rejeté les accusations portées contre eux, estimant que leur présence ne constituait pas une infraction.

Des témoins indiquent que des manifestants armés de bâtons ont tenté de se rapprocher du campement. La police est intervenue pour empêcher le contact entre les deux groupes et a fait usage de grenades assourdissantes pour disperser la foule.

La situation à Durban intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de l’immigration irrégulière en Afrique du Sud. Des groupes dénoncent notamment la présence d’étrangers, qu’ils accusent de réduire les possibilités d’emploi pour les populations locales et de mettre sous pression les services publics.

Ces mobilisations ont été suivies de violences dans plusieurs régions du pays. La police sud-africaine fait état d’au moins quatre ressortissants étrangers tués dans ces affrontements, tandis que plusieurs gouvernements africains avancent un bilan supérieur.

Selon des estimations fondées sur les chiffres communiqués par plusieurs pays ayant organisé le rapatriement de leurs ressortissants, plus de 200.000 personnes auraient quitté l’Afrique du Sud.

La question migratoire demeure ainsi particulièrement sensible dans le pays, confronté à la nécessité de lutter contre l’immigration irrégulière tout en contenant les violences xénophobes et les tensions sociales.

(AIP)

msl/cmas

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