Man, 19 juil 2026 (AIP) – La célébration de la Journée Nelson Mandela a été l’occasion, samedi 18 juillet 2026 à Man, de mettre en exergue les initiatives de réinsertion sociale et professionnelle des mineurs placés sous protection judiciaire, à travers une visite des infrastructures et des activités du centre d’observation des mineurs (COM) et de la maison d’arrêt et de correction (MAC).
Cette commémoration, instituée par les Nations Unies en hommage à l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, promeut chaque 18 juillet les valeurs de solidarité, de dignité humaine et d’engagement en faveur des personnes vulnérables.
À Man, l’événement a servi de cadre à une mission de suivi du projet « Renforcer activement les droits des détenus, améliorer leur réinsertion sociale et leur santé » (RADARS), conduite par les organisations partenaires, en présence de représentants de l’Union européenne, des autorités judiciaires et pénitentiaires ainsi que d’acteurs intervenant dans la protection de l’enfance.

Les participants ont visité les infrastructures destinées à la formation des pensionnaires du COM, notamment une ferme avicole, un atelier de pâtisserie, des espaces de maraîchage et plusieurs dispositifs d’apprentissage visant à faciliter leur insertion socioprofessionnelle.
Le responsable du centre d’observation des mineurs de Man, Kald Jean-Pohair Beblaï, a indiqué que ces activités préparent les jeunes à leur retour dans la société en leur permettant d’acquérir des compétences génératrices de revenus.
« La lutte contre la pauvreté et les inégalités a toujours été un point clé dans la prise en charge des mineurs placés au COM », a-t-il déclaré, soulignant que l’appui des partenaires a permis de construire et d’équiper des infrastructures favorisant l’apprentissage pratique dans les domaines de l’élevage, de la pâtisserie et du jardinage.
Intervenant au nom de l’Union européenne, Me Estelle a rappelé que le respect des droits des personnes privées de liberté demeure indissociable de leur réinsertion.
« Le maître mot de la prison doit être l’humanité et la dignité », a-t-elle affirmé, relevant que l’Union européenne soutient les programmes offrant de nouvelles perspectives aux détenus et aux mineurs en conflit avec la loi. « On a tous droit à l’erreur. Ce qui est essentiel pour l’Union européenne, c’est la réinsertion », a-t-elle ajouté.
La cérémonie a également été marquée par une communication d’un représentant de l’UNICEF sur la responsabilité collective dans la protection des enfants, notamment ceux en contact avec le système judiciaire.
Des prestations de slam, des sketchs, des activités sportives ainsi que des démonstrations culturelles présentées par les pensionnaires et des groupes invités ont clôturé la célébration, mettant en lumière les compétences acquises par les jeunes au sein du centre.
Mis en œuvre depuis septembre 2023, le projet RADARS est porté par la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (FIACAT), l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture Côte d’Ivoire (ACAT-CI), La Balle aux Prisonniers (LaBAP) et Prisonniers sans frontières (PrSF), avec l’appui de l’Union européenne. Il vise à renforcer le respect des droits des personnes détenues tout en favorisant leur réinsertion sociale.
(AIP)
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