Abidjan, 24 sept 2026 (AIP) – La première édition de l’Africa Space Expo (ASPEX) s’est ouverte jeudi 24 septembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, avec l’ambition de contribuer à la structuration de l’écosystème spatial africain et à son développement au service des économies du continent.
Placée sous le thème « Le spatial africain en action : structurer, décider, déployer pour le développement socioéconomique durable du continent », la rencontre prévue jusqu’à samedi, rassemble des représentants d’agences spatiales, d’institutions publiques, d’entreprises, de centres de recherche, d’investisseurs et d’acteurs du numérique issus de plus d’une cinquantaine de nationalités.
L’Angola, les États-Unis et le Maroc sont les trois pays mis à l’honneur lors de cette première édition.
Représentant le vice-Premier ministre, haut patron de la cérémonie, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a souligné le rôle des technologies spatiales dans les politiques de développement, de sécurité et de souveraineté.
Il a notamment cité l’observation de la Terre, les télécommunications satellitaires ainsi que les systèmes de navigation et de positionnement comme des outils susceptibles d’appuyer l’agriculture, les transports, le commerce et la gestion des territoires.
Ces technologies peuvent également contribuer à la surveillance des frontières et des espaces maritimes, à la prévention des risques et à la gestion des catastrophes, a-t-il ajouté.
Mamadou Touré a appelé les experts, investisseurs, chercheurs et entrepreneurs participant à l’ASPEX à accompagner les priorités du Plan national de développement (PND) 2026-2030, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture, de l’investissement privé, du capital humain et des infrastructures.
Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a, pour sa part, insisté sur la complémentarité entre les infrastructures spatiales et les réseaux terrestres, notamment pour la connectivité, la gestion des fréquences et la valorisation des données.
La Côte d’Ivoire couvre actuellement 95 % de sa population en matière de connectivité et entend poursuivre ses efforts pour élargir cette couverture grâce, entre autres, aux technologies spatiales, a-t-il indiqué.
Djibril Ouattara a également plaidé pour que les données produites en Côte d’Ivoire soient considérées comme un actif stratégique, à travers des infrastructures sécurisées, des standards d’interopérabilité et une gouvernance adaptée.
Le directeur général de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire (ASCI), Dr Tidiane Ouattara, a présenté l’agence comme un instrument de coordination destiné à renforcer la présence du pays dans le secteur spatial.
Dr Tidiane Ouattara a insisté sur la nécessité de former une masse critique de jeunes compétences et de développer des partenariats avec les acteurs africains et internationaux afin d’accompagner l’essor des activités spatiales en Côte d’Ivoire.
Durant trois jours, les participants doivent notamment examiner les opportunités liées aux données spatiales, aux télécommunications, à l’observation de la Terre, à l’intelligence artificielle et aux investissements, dans l’objectif de renforcer les coopérations et de favoriser l’émergence d’un écosystème spatial africain.
Créée par décret en Conseil des ministres le 4 juin 2025, l’ASCI intervient notamment dans l’observation de la Terre, la météorologie spatiale, l’astronomie, la navigation et les communications satellitaires.
(AIP)
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