Bangolo, 28 sept 2026 (AIP)- La rentrée scolaire 2026-2027 s’effectue à Bangolo dans un contexte marqué par des préoccupations liées à la sécurité des établissements et des élèves, ainsi qu’à l’état de certaines infrastructures scolaires. L’absence de clôtures dans plusieurs écoles, l’exposition des élèves aux risques de la circulation et les besoins en infrastructures destinées à améliorer leurs conditions de vie et d’apprentissage figurent parmi les principales préoccupations relevées dans plusieurs établissements visités.
Des établissements encore insuffisamment sécurisés
L’absence de clôtures autour de plusieurs écoles primaires constitue l’une des principales préoccupations relevées à Bangolo.
Au groupe scolaire primaire « Municipalité », des troupeaux de bœufs pénètrent régulièrement dans la cour de l’établissement, selon le directeur, Guétin Anderson. La même situation est signalée à Béoué-Zagna, Douandrou ainsi que dans les groupes scolaires 1, 3 et 4.
Au-delà des désagréments occasionnés par la présence d’animaux, l’absence de clôtures complique la surveillance des élèves et rend moins nette la délimitation des espaces scolaires. La construction de clôtures apparaît ainsi comme une nécessité pour renforcer la sécurité des enfants et mieux protéger les établissements.
Des élèves exposés aux risques de la circulation
La sécurité des élèves se pose également sur les axes routiers, notamment dans le centre urbain. Les élèves du lycée moderne ainsi que ceux des collèges privés Boyanaho, Bionao et Espoir doivent notamment traverser ou longer l’axe routier A7 pour accéder à leurs établissements.
Cette situation est particulièrement sensible aux heures d’entrée et de sortie des classes, périodes durant lesquelles les mouvements d’élèves sont plus importants. La présence de plusieurs collines sur certains tronçons peut également réduire la visibilité des conducteurs à proximité des zones fréquentées par les élèves.
Face à cette situation, des parents d’élèves appellent à la réalisation d’aménagements spécifiques pour sécuriser les traversées.
« Les autorités gagneraient à matérialiser des passages pour piétons par des bandes blanches transversales à l’entrée des écoles », recommande un parent d’élèves, Oula Jérémie.
Cette préoccupation avait déjà fait l’objet d’une sensibilisation locale. En septembre 2025, la brigade de gendarmerie de Bangolo avait abrité le lancement régional de la 32e Semaine nationale de la sécurité routière, placée sous le thème « Tous engagés pour une rentrée scolaire sans accident ».
La cérémonie s’était déroulée en présence du préfet d’alors, Boka Kouassi Vincent. La directrice régionale des Transports du Guémon, Tioté Bintou, avait notamment insisté sur le respect des limitations de vitesse et de la signalisation aux abords des établissements scolaires.
Des infrastructures scolaires à renforcer
Les défis liés aux infrastructures ne concernent pas uniquement les salles de classe et le mobilier scolaire. Ils portent également sur les équipements et services destinés à améliorer les conditions de vie et d’apprentissage des élèves.
En janvier 2024, des travaux de réhabilitation de deux bâtiments destinés à abriter une cantine et une infirmerie avaient été annoncés au lycée moderne de Bangolo. Ces infrastructures devaient permettre aux élèves de se restaurer et de bénéficier de soins directement dans l’enceinte de l’établissement.
Le projet bénéficiait de l’appui d’un cadre du département, selon le proviseur d’alors, Yao Konan Norbert. Celui-ci avait expliqué que cette contribution visait notamment à améliorer le bien-être des apprenants, dont une majorité était issue de familles modestes.
Deux ans après ces annonces, la question de la disponibilité effective de ces infrastructures demeure un élément à préciser dans l’évaluation des conditions de rentrée au lycée moderne.
La mobilisation communautaire comme réponse aux besoins
À Guéhouo, dans la sous-préfecture de Bangolo, la mobilisation locale apporte une réponse à une difficulté liée aux infrastructures nécessaires au fonctionnement d’une cantine scolaire.
Le fondateur de l’École familiale agricole (EFA) de Guéhouo, Balehi Jacques, a accepté de mettre les locaux de son établissement à la disposition de la communauté villageoise afin de permettre l’installation de la cantine de l’école primaire du village.
L’initiative a également bénéficié du soutien de l’adjudant-chef de police Tohé Téhé, fils du village, qui a offert des pots de peinture destinés à la rénovation et à l’embellissement du bâtiment.
La mise à disposition des locaux de l’EFA permet ainsi de préserver le service de cantine au profit des élèves de l’école primaire de Guéhouo.
Cette initiative illustre la contribution que peuvent apporter les communautés locales face aux besoins en infrastructures et services scolaires.
À Bangolo, la rentrée scolaire 2026-2027 met ainsi en évidence des défis qui concernent à la fois la sécurité des élèves et la disponibilité d’infrastructures adaptées. La sécurisation des établissements, la protection des élèves sur les axes routiers et l’amélioration des équipements et services scolaires demeurent des préoccupations importantes pour garantir de meilleures conditions d’apprentissage.
(AIP)
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