Boundiali, 18 oct 2024 (AIP)- La superviseure régionale de l’Alliance des religieux pour la santé intégrale et la promotion de la personne humaine en Côte d’Ivoire (ARSIP), Adjémian Léa, s’est félicitée de l’impact positif de ses actions sur les communauté de la région de la Bagoué, notamment sur la réduction des violences basées sur le genre (VBG).
L’ARSIP a présenté un bilan de fin de la phase 2 du projet Autonomisation des femmes et le dividende démographique dans le Sahel (SWEDD), lors d’un atelier présidé par le sous-préfet central de Boundiali, Claude Patrick Kragbé, mardi 15 octobre 2024.
Selon Mme Adjémian, l’ARSIP a utilisé plusieurs canaux de sensibilisation visant à lutter contre les fléaux comme les VBG, les mariages précoces et forcés, les mutilations génitales féminines (MGF), les rapprochements des naissances pour la santé et le développement des filles et des femmes, et aussi pour le maintien des filles à l’école.
Ces séances ont touché les populations des trois départements de la région de Bagoué, Boundiali, Kouto, Tengrela avec l’appui des guides religieux musulmans et chrétiens, et les leaders communautaires que nous sommes venus présenter aux autorités de la région, a indiqué Mme Adjémian
Le directeur du suivi-évaluation, apprentissage et recevabilité, Oura Joachim, a exprimé sa satisfaction face aux résultats des activités menées dans les communautés des localités cibles. Il a également insisté sur la continuité de la sensibilisation car le changement de comportement est un processus de longue haleine.
Selon une participante à l’atelier, Bamba Wassa, la contribution des leaders communautaires et des guides religieux a eu un impact positif sur la mise en œuvre et la portée du projet. On peut constater cette effectivité au niveau de la scolarisation massive des filles dans les zones cibles et la réduction des mariages précoces.
« A partir des causeries éducatives, les filles se confient aisément à leur mère. Les violences dans les foyers ainsi que les familles sont en constante baisse, selon le témoignage d’une bénéficiaire du projet ARSIP », a-t-elle ajouté.
Ce projet a été mis en œuvre sur trois années dans la Bagoué en collaboration avec SWEDD et l’appui financier de la Banque mondiale. Après l’étape de la Bagoué, l’équipe de l’ARSIP met le cap sur les régions du Tchologo, du Hambol et du Béré.
(AIP)
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