Man, 14 sept 2026 (AIP)-L’ASEC Mimosas a décroché dimanche sa qualification pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF en battant l’ASC de la Kozah du Togo (2-1) au stade Félix Houphouët-Boigny, sans toutefois dissiper les doutes suscités par le contenu de son jeu.
Après le match nul (1-1) obtenu une semaine plus tôt à Lomé, les champions de Côte d’Ivoire avaient l’occasion de confirmer leur statut devant leur public. Ils ont certes validé leur billet pour la suite de la compétition, mais la prestation livrée au « Félicia » a laissé de nombreux observateurs sur leur faim.
Face à une formation togolaise volontaire mais largement à la portée des Jaune et Noir sur le papier, l’ASEC a rarement donné l’impression de maîtriser son sujet. Le jeu est apparu par moments décousu, avec des difficultés à enchaîner les séquences collectives et à imposer un rythme capable de mettre durablement l’adversaire sous pression.
Cette fébrilité s’est traduite au tableau d’affichage lorsque les Togolais ont ouvert le score juste avant la pause. L’ASC de la Kozah, loin d’être impressionnée par l’enjeu ou l’ambiance du stade Félix Houphouët-Boigny, a exploité les hésitations adverses pour prendre l’avantage et installer le doute dans les tribunes.
L’ASEC a finalement trouvé les ressources nécessaires pour inverser la tendance en seconde période. Profitant d’une supériorité numérique après l’expulsion d’un joueur togolais, les Mimos ont égalisé avant de prendre l’avantage grâce à un doublé de Sou, auteur des deux réalisations ivoiriennes.
Si cette réaction a permis aux hommes du staff jaune et noir d’éviter une désillusion précoce dans la compétition, elle n’a cependant pas suffi à masquer les insuffisances observées durant une bonne partie de la rencontre.
Plusieurs actionnaires et supporters attendaient une démonstration de maîtrise de la part d’un club habitué aux joutes continentales et sacré champion de Côte d’Ivoire. Ils ont plutôt assisté à une qualification acquise dans la difficulté contre un adversaire qui a longtemps tenu tête aux Mimos malgré un potentiel théoriquement inférieur.
Au-delà du résultat, c’est surtout l’absence de constance dans l’animation collective qui nourrit les interrogations. L’ASEC a montré sa capacité à réagir lorsqu’elle s’est retrouvée dos au mur, mais peine encore à afficher la domination et la fluidité de jeu attendues d’un représentant ivoirien engagé dans la plus prestigieuse compétition interclubs du continent.
L’essentiel reste néanmoins assuré avec cette qualification obtenue sur l’ensemble des deux manches. Pour espérer aller plus loin dans l’épreuve, les Mimos devront toutefois élever leur niveau de jeu et afficher davantage de maîtrise lors des prochaines échéances, où l’opposition s’annonce plus relevée.
(AIP)
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