jeudi, septembre 17

Abidjan, 17 sept 2026 (AIP)- Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Dr Eugène Aka Aouélé, a affirmé jeudi 17 septembre 2026, à Abidjan, l’ambition de son institution de continuer à penser le développement dans sa globalité en recherchant les équilibres qui permettent à notre pays de progresser durablement, à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année.

« Je vous invite donc à aborder cette session avec un esprit de disponibilité encore plus affirmé, une exigence intellectuelle accrue et une attention constante à la pertinence des recommandations que nous aurons à formuler. Je souhaite que nos débats demeurent ouverts, exigeants et constructifs, que la confrontation des idées soit toujours guidée par l’écoute et la concertation, et que nos travaux ne soient jamais enfermés dans une approche théorique, mais constamment éclairés par les réalités du terrain », a indiqué Dr Aka Aouélé, dans son discours d’orientation.

 Il a situé les travaux de cette nouvelle session dans la continuité des réflexions engagées au cours de la première session, tout en mettant l’accent sur les nouveaux défis auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée. Pour lui, la première session ordinaire de 2026 a permis à l’institution de se pencher sur plusieurs enjeux majeurs liés à l’évolution du pays.

La croissance économique, la transformation de l’économie, l’emploi et les opportunités pour la jeunesse, la protection de l’environnement, la gestion durable des ressources naturelles, la gouvernance, la cohésion sociale et la réduction des vulnérabilités des territoires ont notamment constitué les principaux axes de réflexion.

Cette nouvelle session s’ouvre toutefois dans un contexte marqué par une préoccupation particulière à savoir l’orpaillage clandestin. Dr Aka Aouélé a considéré ce phénomène comme une illustration de la complexité des défis de développement auxquels le pays doit faire face.

« La question n’est donc plus seulement celle de l’exploitation irrégulière de nos ressources minières », a-t-il relevé, soulignant que l’orpaillage clandestin touche également « la préservation de nos écosystèmes, la protection des activités agricoles, la sécurité des populations, ainsi que l’autorité de l’État dans les territoires et la sauvegarde des équilibres sociaux ».

Une approche globale face à l’orpaillage illégal

Dans son analyse, le président du CESEC a refusé de réduire l’orpaillage illégal à une simple question minière. Par son ampleur et la diversité de ses conséquences, le phénomène se situe à l’intersection de plusieurs problématiques : économie, environnement, agriculture, sécurité, gouvernance territoriale et cohésion sociale.

Dr Aka Aouélé a ainsi salué la détermination de l’État dans la lutte contre ce fléau, ainsi que les mesures prises pour contenir et combattre le phénomène. Il a inscrit cette action dans une vision plus large visant à consolider les acquis du développement national et à prévenir les vulnérabilités susceptibles de devenir, à terme, des fragilités structurelles.

« Les vulnérabilités d’aujourd’hui ne deviennent pas les fragilités structurelles de demain », a-t-il notamment insisté, mettant en avant la nécessité d’agir avec fermeté, mais aussi avec discernement et anticipation.

Le CESEC entend, pour sa part, contribuer à cette réflexion. L’institution a déjà engagé des travaux sur la problématique de l’orpaillage clandestin en collaboration avec l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Cette démarche traduit, selon le président du Conseil économique, la volonté de privilégier une approche fondée sur l’expertise, l’écoute des réalités locales et la confrontation des expériences. Le CESEC ambitionne ainsi de produire des analyses et des propositions susceptibles d’éclairer l’action publique et de contribuer à une réponse durable.

Des travaux articulés autour de quatre grands axes

Pour cette deuxième session ordinaire, a relevé le président, le programme de travail du CESEC repose sur quatre principaux axes à savoir les travaux des commissions permanentes, les conférences et auditions de haut niveau, les visites de terrain et la coopération internationale.

À travers cette programmation, l’institution entend renforcer son rôle d’assemblée consultative, en rapprochant davantage ses réflexions des réalités vécues sur le terrain. Pour Dr Aka Aouélé, les recommandations du Conseil économique doivent être nourries par une connaissance concrète des situations et des préoccupations des populations.

La deuxième session doit ainsi permettre au CESEC de poursuivre son ambition de « penser le développement dans sa globalité », en recherchant les équilibres nécessaires à une progression durable du pays.

Cette approche globale constitue l’un des messages centraux de l’allocution présidentielle. Les problématiques économiques, sociales et environnementales ne peuvent, selon cette orientation, être appréhendées de manière isolée. Elles doivent au contraire être mises en relation afin de mieux comprendre les transformations qui affectent la société ivoirienne.

La diversité du CESEC au service de l’intérêt général

Dr Eugène Aka Aouélé a également insisté sur la diversité des composantes du CESEC, qu’il considère comme l’une des principales forces de l’institution. Il a dit que cette diversité doit être mise au service de la recherche de l’intérêt général et invité les conseillers à aborder cette session avec « une exigence intellectuelle accrue » et une attention particulière à la pertinence des recommandations qui seront formulées.

« Je souhaite que nos débats demeurent ouverts, exigeants et constructifs, que la confrontation des idées soit toujours guidée par l’écoute et la concertation », a-t-il déclaré.

Le président du CESEC a également appelé à éviter que les travaux de l’institution ne restent confinés à une approche théorique. « Nos travaux ne soient jamais enfermés dans une approche théorique, mais constamment éclairés par les réalités du terrain », a-t-il souhaité.

Cette orientation traduit la volonté de faire du CESEC un espace de dialogue, d’analyse et d’anticipation, capable d’accompagner les mutations économiques, sociales et environnementales du pays.

Une responsabilité au service de la vision nationale

En conclusion de son discours, Dr Aka Aouélé a rappelé la responsabilité particulière du CESEC dans le fonctionnement de la République. Il a appelé l’institution à poursuivre sa contribution à la mise en œuvre de la vision nationale portée par le Président de la République, Alassane Ouattara.

« Le CESEC a une responsabilité particulière dans le fonctionnement de notre République », a-t-il affirmé, avant de rappeler la vocation de l’institution à demeurer « une Institution d’analyse, de dialogue, d’anticipation et de proposition ».

Il a adressé ses « profonds » remerciements au Haut représentant du président de la République, au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, aux présidents des Institutions de la République, aux membres du Gouvernement, aux représentants du Corps diplomatique et des organisations internationales, ainsi qu’aux distingués invités, pour leur présence à cette cérémonie.

(AIP)

fmo

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