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Daloa, 4 sept 2026 (AIP) – Le coordonnateur du département Protection du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Fabien Kaufmann, a appelé jeudi 3 septembre 2026, à considérer la question des personnes disparues comme un enjeu humanitaire et un facteur déterminant dans la consolidation de la paix et la réconciliation.

« Chaque cas non résolu de disparition est une plaie ouverte, non seulement pour les familles concernées, mais pour la société toute entière », a déclaré M. Kaufmann, soulignant la responsabilité collective face à cette problématique, lors de la célébration de la septième édition de la Journée internationale des personnes disparues à Daloa

Selon lui, l’absence de réponse sur le sort des personnes disparues peut prolonger les traumatismes, approfondir les griefs et entraver la guérison des communautés durant de longues années.

S’appuyant sur une étude du CICR consacrée notamment à la Bosnie-Herzégovine, à Chypre et au Népal, le responsable a expliqué que les cas non résolus peuvent également alimenter le ressentiment, affecter les relations entre les générations et être instrumentalisés pour entretenir les divisions au sein des communautés.

« Sans réponse significative, les blessures restent ouvertes et la réconciliation est plus difficile », a-t-il relevé.

À l’inverse, la recherche de réponses sur le sort des disparus peut contribuer à rétablir la confiance entre les différentes parties et favoriser la réconciliation, même lorsque d’autres différends demeurent.

Pour M. Kaufmann, la résolution des cas de disparition constitue ainsi « une pierre angulaire pour restaurer la confiance et répondre aux besoins des familles ».

Il a appelé l’ensemble des acteurs à ne pas détourner le regard face à cette problématique, estimant que la recherche de réponses aux familles contribue à la construction d’une société plus juste et plus solidaire.

« Il est de notre responsabilité collective de ne pas détourner le regard. Ensemble, nous avons une opportunité de construire un monde plus juste, plus humain et plus solidaire », a-t-il déclaré.

Le coordonnateur du département Protection du CICR a, par ailleurs, salué les avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire, citant notamment son adhésion, en 2024, à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et l’adoption de la loi du 23 novembre 2022 relative à l’absence et à la disparition.

L’édition 2026 de la Journée internationale des personnes disparues a été organisée conjointement par le CICR et le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Des autorités administratives, municipales et régionales, ainsi que des chefs traditionnels et les de familles concernées ont assisté à la célébration.

(AIP)

kaem

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