Sassandra, 18 août 2026 (AIP) – Le collège moderne de Grihiri, dans la sous-préfecture du même nom, fait face à un déficit d’enseignants de philosophie et d’allemand à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, année au cours de laquelle l’établissement devrait présenter ses premiers candidats au Baccalauréat en séries A et D, a appris l’AIP samedi 15 août 2026.
À l’approche de cette échéance, le déficit d’enseignants de philosophie et d’allemand préoccupe les parents d’élèves de cet établissement situé dans dans la direction régionale de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (DRENAET) du Gboklê.
L’année scolaire écoulée, faute de professeur de philosophie, un enseignant d’histoire-géographie a assuré les cours de cette discipline en classe de première, dans les séries A et D. Bien que non spécialiste, il a permis aux élèves de se familiariser avec les principales méthodes de la dissertation et du commentaire de texte philosophiques.
Les parents d’élèves souhaitent donc l’affectation, dès la prochaine rentrée, d’un professeur qualifié de philosophie afin de permettre aux futurs élèves de terminale de bénéficier d’un enseignement approprié et de mieux préparer les épreuves du baccalauréat.
Le déficit est également criant en allemand. Depuis la création de l’établissement, cette langue n’y a jamais été enseignée faute de professeur. Les élèves sont contraints de suivre l’espagnol, seule langue vivante disposant d’un enseignant. Les parents appellent ainsi à l’affectation d’un professeur d’allemand.
Au-delà du déficit d’enseignants, le collège moderne de Grihiri est confronté à plusieurs insuffisances en infrastructures et en équipements. L’établissement ne dispose ni d’une source autonome d’électricité, ni de bibliothèque, ni de salle informatique, ni d’infirmerie. Son éclairage est assuré grâce au soutien d’un habitant de la localité.
De plus, la localité est difficilement accessible pendant la saison des pluies. Les conditions de vie et de logement difficiles des enseignants constituent également une source de préoccupation. Certains envisageraient même de passer des concours professionnels afin de quitter la zone, où les déplacements vers Méagui et Soubré, notamment pour des opérations bancaires ou des soins de santé, nécessitent parfois l’utilisation de pirogues.
Par ailleurs, le collège n’est pas encore habilité à accueillir les examens nationaux. Comme leurs cadets de troisième, les élèves de terminale devront parcourir plus d’une centaine de kilomètres pour composer au baccalauréat. Les parents souhaitent qu’une solution soit trouvée afin de réduire les contraintes logistiques et l’anxiété liées à ces déplacements.
(AIP)
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