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Abidjan, 06 oct 2026 (AIP)- Le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA) a appelé à une évaluation scientifique des effets de l’utilisation du bois d’hévéa comme combustible sur la santé humaine, lors de l’atelier de restitution du rapport provisoire d’une étude consacrée à cette question, le 28 septembre 2026, à son siège à Abidjan Cocody.

Représentant le directeur exécutif du FIRCA, N’Diaye Oumar, le chargé du programme Café-Cacao, Issiaka Yaméogo, a souligné l’importance de cette étude pour éclairer les politiques publiques en matière d’hygiène, de santé et d’environnement et mieux encadrer les pratiques liées à l’utilisation du bois d’hévéa comme source d’énergie.

« Quels sont les composés émis lors de la combustion du bois d’hévéa par les fumées et surtout, quel est l’impact réel de cette utilisation sur la santé humaine ? », s’est-il interrogé, estimant que les résultats de l’étude devraient permettre aux acteurs de la filière de disposer d’éléments scientifiques pour orienter leurs décisions.

M. Issiaka Yaméogo, chargé de programme Café-Cacao au FIRCA (Abidjan, 28/09/2026)

M. Yaméogo a également relevé que la valorisation du bois constitue désormais un enjeu important pour la filière hévéa, notamment avec le renouvellement des plantations arrivées en fin de cycle économique.

Représentant le PCA de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (APROMAC), Dr Dian Kouadio a expliqué que la filière a déjà engagé la valorisation du caoutchouc naturel et des graines d’hévéa et s’intéresse désormais au bois, dont l’évacuation devient nécessaire dans le cadre du programme d’urgence de renouvellement et d’extension des plantations.

Le directeur des études, projets, transformation et commercialisation a souligné que l’utilisation du bois comme source d’énergie constitue l’une des premières voies de valorisation, mais nécessite de disposer de données précises afin de prévenir d’éventuels risques liés à sa combustion.

Réalisée par le cabinet INTERFORM-CI à la demande de l’APROMAC) et du FIRCA, cette étude vise notamment à déterminer les composés émis par les fumées issues de la combustion du bois d’hévéa et à évaluer leurs effets sur la santé humaine.

La démarche s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large sur la valorisation du bois d’hévéa en bois d’œuvre et en bois d’énergie, retenue dans la planification du quatrième cycle de projets de la filière hévéa pour la période 2021-2026.

La Côte d’Ivoire disposait en 2025 d’un verger hévéicole d’environ un million d’hectares dans le secteur villageois et de près de 54 000 hectares dans le secteur industriel. La production nationale de caoutchouc sec dépassait alors 1,9 million de tonnes.

Les projections de disponibilité de la ressource ligneuse sur la période 1995-2055 font état d’un potentiel annuel cumulé estimé à plus de 1,62 million de m³ de bois d’œuvre et à environ 1,81 million de m³ de bois d’énergie provenant des plantations villageoises et industrielles.

Le bois d’hévéa est notamment utilisé comme bois de chauffe dans les ménages et les boulangeries, pour le fumage du poisson, sous forme de charbon, ainsi que pour la production de copeaux destinés aux chaudières industrielles.

L’atelier avait pour objectif de présenter les résultats provisoires de l’étude aux acteurs de la filière hévéa et de recueillir leurs observations et recommandations en vue de l’élaboration du rapport final.

(AIP)

cmas

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