Abidjan, 06 oct 2026 (AIP)- Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a engagé le déploiement de l’Outil de collecte de données sanitaires vétérinaires (OCI-SV), afin de renforcer la détection précoce et la riposte aux maladies animales sur l’ensemble du territoire national.
L’ouverture officielle de l’atelier de formation consacré à cet outil a été présidée, mardi 6 octobre 2026 à Abidjan, par le directeur de cabinet adjoint du MIRAH, Dougnon Manguy Gouébrini, représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques.
M. Dougnon a souligné la nécessité de disposer d’un système de surveillance épidémiologique « moderne, efficace, dynamique et réactif », capable d’assurer une collecte fiable des données, un rapportage rapide en temps réel et une analyse immédiate des informations sanitaires.
Selon lui, la persistance de maladies telles que la peste des petits ruminants (PPR), le charbon bactéridien, la brucellose, la tuberculose et la péripneumonie contagieuse bovine constitue l’une des principales contraintes au développement de l’élevage et à l’amélioration de la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.
L’OCI-SV permet aux agents vétérinaires de terrain de saisir, transmettre et visualiser les données sanitaires à partir d’une application mobile et d’une interface web reliées à une base de données centrale.
« Derrière chaque fiche remplie, chaque donnée transmise, se joue la capacité de notre système vétérinaire à anticiper, à intervenir et à protéger l’ensemble de la chaîne de valeur de l’élevage », a déclaré le représentant du ministre, invitant les participants à s’approprier pleinement l’outil.
De son côté, le sous-directeur de la Réglementation et de l’Information zoosanitaire, Dr Yao Kouadio Marc Alain, représentant le directeur des Services vétérinaires et du Bien-être animal, Dr Kallo Vessaly, a rappelé que la détection précoce des événements sanitaires constitue un enjeu majeur, notamment face aux maladies susceptibles d’affecter à la fois la santé animale et la santé publique.
Avant 2019, les données sanitaires vétérinaires étaient collectées et transmises manuellement, à travers des rapports papier provenant des directions régionales et départementales. Les taux de complétude et de promptitude étaient alors respectivement inférieurs à 50% et à 20%, limitant la capacité des services à détecter rapidement les foyers et à organiser une riposte efficace.
Développé par le Projet de renforcement de la surveillance épidémiologique des dangers sanitaires vétérinaires (PRO DANGERS-SANITAIRES), avec l’appui de la direction des Services vétérinaires, l’OCI-SV vise à améliorer cette situation grâce à la transmission électronique et en temps réel des données collectées sur le terrain.
L’atelier, prévu sur deux jours, regroupe 78 directeurs départementaux du MIRAH. Il intervient après les formations organisées au niveau des directions régionales et doit permettre l’extension de l’utilisation de l’outil à l’ensemble des départements du pays.
Le déploiement de l’OCI-SV s’inscrit dans la volonté du MIRAH de renforcer durablement son dispositif de surveillance et de faire du numérique un levier d’amélioration des services vétérinaires, notamment pour réduire les risques de propagation des maladies animales et des zoonoses.
(AIP)
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