dimanche, septembre 20

Bouaké, 20 sept 2026 (AIP)- Le ministère des Eaux et Forêts a validé, samedi 19 septembre 2026 à Bouaké, le Plan d’actions de lutte contre la pollution des eaux (PALPE), au terme d’un atelier organisé au Seen Ranhôtel avec l’appui de l’ONG Coginta et de l’Union européenne.

Le PALPE vise à renforcer la gouvernance, la coordination interinstitutionnelle et les interventions pour préserver et restaurer la qualité des ressources en eau face à l’orpaillage illégal, aux rejets polluants, à l’ensablement et à la dégradation des berges.

Le plan s’articule autour de six axes portant sur l’identification des sources de pollution, la lutte contre l’exploitation minière illégale et les autres activités polluantes, la coordination des acteurs, la surveillance des ressources en eau, la sensibilisation et la formation, ainsi que la restauration écologique des sites et berges dégradés.

Présidant la cérémonie de clôture, le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré, a salué la contribution des membres du Comité de lutte contre la pollution des eaux (CLPE), des administrations publiques, des forces de défense et de sécurité, des collectivités territoriales, du secteur privé, de la société civile et des experts.

« Les conclusions qui viennent de nous être présentées témoignent de la qualité de votre engagement. Elles traduisent la volonté commune de dépasser les constats, de rapprocher les approches institutionnelles et de doter notre pays d’un cadre d’action cohérent face à la pollution de nos ressources en eau », a-t-il déclaré.

La cérémonie de clôture de l’atelier de validation du PALPE au Seen Ranhôtel, AIP, septembre 2026

M. Assahoré a rappelé que le Code de l’eau de 2023 a instauré un cadre fondé sur la gestion intégrée des ressources en eau et la gestion par bassin versant, tandis que le Comité de lutte contre la pollution des eaux a été créé par arrêté interministériel du 5 avril 2024.

Selon lui, la validation du PALPE marque le passage d’un cadre de concertation à une feuille de route commune, destinée à être pilotée, suivie et évaluée.

Le ministre a appelé les structures concernées à traduire le plan en résultats, notamment par une meilleure connaissance et un meilleur contrôle des sources de pollution, le renforcement des systèmes de surveillance et d’alerte, la coordination des interventions, la restauration des berges dégradées et la réduction des activités illégales.

Il a assuré que le ministère des Eaux et Forêts assumera sa mission de coordination et travaillera avec les membres du Comité et les partenaires à la mobilisation des ressources et à la mise en œuvre du plan.

Jacques Assahoré a renouvelé la reconnaissance du gouvernement à l’Union européenne pour son appui financier au projet SECORCI 2 et à l’ONG Coginta pour son appui et son expertise.

« Protéger l’eau, c’est protéger la vie », a conclu le ministre.

(AIP)

rkk

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