lundi, septembre 7

Adiaké, 26 août 2026 (AIP) – Le préfet du département d’Adiaké, Koffi Yao Kan Claude, a recueilli, mercredi 26 août 2026, les avis et propositions des populations en vue de renforcer la prévention et la lutte contre l’orpaillage illégal, lors d’une séance de travail tenue à la salle de conférence Trazié Gerardo Lucie de la préfecture.

La rencontre a réuni les sous-préfets, chefs de village, chefs de service, responsables de jeunesse, représentants des collectivités, élus et cadres du département, invités à apporter leurs contributions face à la progression de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire.

Selon le préfet, le phénomène n’a pas encore atteint le département d’Adiaké, mais ses conséquences sont déjà perceptibles dans plusieurs régions du pays, notamment sur l’environnement et les ressources en eau.

« Il nous appartient de coaliser nos efforts pour trouver des solutions idoines et surtout inclusives pour mettre fin à ce désastre. C’est pourquoi je vous ai fait appel afin que chacun donne son avis sur la question, pour recueillir vos propositions et les transmettre à qui de droit », a-t-il expliqué.

Au terme des échanges, deux principales propositions se sont dégagées, à savoir la mise en place d’un comité d’éveil dans chaque village du département et le renforcement du dispositif sécuritaire des forces de défense et de sécurité (FDS).

Concernant les comités d’éveil, le préfet a invité les populations à signaler sans délai toute activité suspecte aux sous-préfets, présentés comme les premiers interlocuteurs des communautés.

« Dès qu’il y a quelque chose, par tous les moyens, informez les sous-préfets », a-t-il recommandé, précisant que l’ensemble des propositions formulées sera transmis à la hiérarchie.

Compte tenu de la proximité du département d’Adiaké avec le Ghana, Koffi Yao Kan Claude a également préconisé une coopération accrue avec les autorités ghanéennes dans la lutte contre l’orpaillage illégal et la protection des ressources en eau.

« Nous souhaitons travailler avec nos frères ghanéens. Dans les jours à venir, nous effectuerons un voyage du côté de nos voisins ghanéens pour les mêmes raisons d’orpaillage illégal, parce que l’eau ne connaît pas le côté ghanéen ou le côté ivoirien », a-t-il déclaré.

Le préfet a appelé à une mobilisation collective et à une approche participative pour prévenir l’implantation du phénomène dans le département.

(AIP)

zsg/cmas

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