Bondoukou, 25 août 2026 (AIP) – Le préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a engagé le corps social dans la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers une démarche concertée visant à identifier des solutions et à renforcer les mécanismes de prévention et de répression de ce phénomène, lors d’une séance de travail tenue, mardi 25 août 2026 à la préfecture.
Cette rencontre, organisée dans le cadre de la préparation de l’atelier national de concertation et d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal, s’est déroulée à la salle de conférences de la préfecture.
Elle a réuni les autorités préfectorales et sécuritaires, les directeurs régionaux concernés, les chefs traditionnels, les présidents de mutuelles ainsi que les leaders de jeunesse et de femmes.
Pour le préfet, la lutte contre l’orpaillage clandestin ne saurait reposer uniquement sur l’action des services de l’État et des forces de sécurité. Elle nécessite une implication forte du corps social et une responsabilité collective pour préserver les terres agricoles, les ressources en eau et l’environnement.
Les échanges ont permis de dresser l’état des lieux de l’orpaillage clandestin dans le département de Bondoukou, d’identifier les principales contraintes rencontrées sur le terrain et de recueillir les propositions du corps social pour améliorer l’efficacité de la lutte.
Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations et la mobilisation communautaire, tout en consolidant la collaboration entre les autorités administratives, les forces de sécurité, les chefs traditionnels et les organisations communautaires.
Les chefs traditionnels, les présidents de mutuelles et les leaders de jeunesse et de femmes ont été appelés à jouer un rôle accru dans la prévention, notamment en sensibilisant les populations sur les conséquences de l’orpaillage clandestin et en contribuant au signalement des activités illégales.
Les discussions ont également permis de formuler des recommandations en vue de renforcer et d’harmoniser les mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal. Ces propositions devront alimenter les travaux de l’atelier national de concertation et d’harmonisation.
Cette démarche concertée intervient alors que les autorités locales alertent sur les conséquences de l’exploitation clandestine de l’or, notamment la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau.
(AIP)
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