Aboisso, 24 sept 2026 (AIP)- Le préfet de la région du Sud-Comoé, Ibrahima Cissé, a appelé, mercredi 23 septembre 2026 à Aboisso, les acteurs des médias à renforcer leur engagement aux côtés de l’administration dans la lutte contre l’orpaillage illégal, dont il souhaite l’éradication dans la région dans un délai de six mois.
M. Cissé s’exprimait lors d’une rencontre d’échanges avec les professionnels des médias et de la communication, consacrée notamment au renforcement de la collaboration entre l’administration préfectorale et la presse locale.
« Nous vous avons appelés pour solliciter votre appui, vous mettre aussi en marche, vous mettre aussi en mouvement », a déclaré le préfet, qualifiant les médias d’« alliés de poids » dans l’information et la sensibilisation des populations.
Il a estimé que l’atteinte de l’objectif fixé par les pouvoirs publics nécessite une mobilisation collective, notamment à travers la diffusion d’informations fiables sur les conséquences de l’orpaillage illégal et la sensibilisation des communautés.
Cette deuxième rencontre du genre entre la préfecture et les médias locaux vise également à établir un mécanisme régulier de partage d’informations et à renforcer le rôle de la presse dans la prévention, l’alerte précoce et la mobilisation communautaire.
Selon le préfet, l’orpaillage illégal constitue une menace pour l’environnement, la sécurité, la santé publique et les activités agricoles. Il a relevé l’exposition des terres agricoles, des cours d’eau et des écosystèmes du Sud-Comoé aux dégradations et aux pollutions liées à cette activité.
La journaliste, animatrice de Radio Maféré et administratrice de la page « Maféré Actu », Flora Winsou, a également relevé les conséquences de l’orpaillage illégal sur l’environnement et la santé des populations.
Elle a notamment évoqué la dégradation des terres et des cours d’eau, ainsi que les risques sanitaires liés à cette activité, appelant les journalistes, les acteurs locaux et les populations à conjuguer leurs efforts pour lutter contre le phénomène.
« Il faut beaucoup croire à la lutte. Je pense que ça ne va pas finir d’un coup, mais au fur et à mesure, je pense que ça va prendre fin », a-t-elle estimé.
Les échanges ont porté sur la diffusion des messages officiels, la vérification des informations, l’alerte précoce et la sensibilisation des populations. La préfecture souhaite, à cet égard, une couverture médiatique responsable, fondée sur des informations vérifiées et exempte de stigmatisation.
(AIP)
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