Korhogo, 12 sept 2026 (AIP)- Le préfet de la région du Poro, préfet du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, a averti vendredi 11 septembre 2026, que tout chef de village dont l’implication dans l’orpaillage illégal serait établie à l’issue d’une enquête de la gendarmerie sera relevé de ses fonctions, avec l’appui de l’autorité coutumière.
M. Diarrassouba a lancé cette mise en garde lors d’une rencontre consacrée à la situation de l’orpaillage illégal dans la région du Poro, au cours de laquelle un point de situation a été présenté aux autorités administratives, aux élus et aux chefs traditionnels.
Selon lui, la cartographie présentée lors de la rencontre fait apparaître le Poro parmi les régions ivoiriennes les moins affectées par le phénomène. Il a toutefois appelé les acteurs locaux à maintenir la vigilance afin de préserver cette situation et d’empêcher l’installation de nouveaux sites clandestins.
« Je voudrais vous mettre en mission chez vous. Partout, rendez-vous auprès des populations pour leur parler et leur demander de ne céder aucune portion de terre rurale pour des activités illicites d’orpaillage », a-t-il recommandé aux élus et aux autorités coutumières.
Il a invité particulièrement les chefs de village à assumer pleinement leur responsabilité dans la préservation du territoire. « Tout chef de village dont l’implication sera avérée à la suite d’une enquête de la gendarmerie sera relevé de son poste », a-t-il prévenu, précisant que cette mesure sera prise en liaison avec l’autorité coutumière, notamment le chef de canton de Korhogo.
Le préfet a, par ailleurs, encouragé les jeunes intéressés par l’exploitation artisanale de l’or à se rapprocher des services compétents chargés des mines afin d’exercer cette activité dans le respect de la loi. Il a appelé à une organisation des acteurs permettant un encadrement légal et rationnel de cette activité.
Karim Diarrassouba a également insisté sur les enjeux sécuritaires liés à l’orpaillage illégal, dans une région frontalière exposée à différentes menaces. Il a appelé les populations, les élus et les chefs traditionnels à ne pas mettre leurs terres à la disposition d’activités susceptibles de fragiliser la sécurité et la cohésion sociale.
« Nous ne pouvons pas continuer de prendre le risque d’offrir nos terres pour des activités illégales », a-t-il déclaré, soulignant que la préservation d’un territoire apaisé constitue une condition essentielle à la réalisation des projets de développement annoncés dans la région du Poro.
Il a enfin salué la contribution des élus et des autorités coutumières à la sensibilisation et à l’information des populations, les exhortant à poursuivre leurs efforts afin de maintenir le Poro parmi les régions les moins touchées par l’orpaillage illégal.
(AIP)
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