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Zuénoula, 22 août 2026 (AIP)- Les autorités administratives et minières ont appelé, vendredi 21 août 2026, les populations du département de Zuénoula à soutenir les activités minières légalement autorisées et à renforcer la lutte contre l’orpaillage clandestin, lors d’une réunion de sensibilisation tenue au foyer polyvalent de la ville.

Présidée par le préfet de Zuénoula, Dao Karidja, la rencontre visait à lever les incompréhensions autour des activités d’exploration minière en cours dans le département et à expliquer aux populations la différence entre exploration, exploitation minière industrielle et orpaillage clandestin.

Le directeur régional des Mines et de la Géologie de la Marahoué, Souleymane Sanogo a indiqué que cette séance s’inscrivait dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation sur l’orpaillage illégal. Cette campagne vise notamment à dresser l’état des lieux du phénomène, à identifier ses causes et conséquences et à harmoniser les stratégies de lutte.

Il a précisé que ses services intervenaient pour la deuxième fois en deux mois à Zuénoula, après une première séance organisée le 3 juillet 2026.

Selon M. Sanogo, deux permis de recherche ont été attribués dans le département aux sociétés Aucrest et Gemika, qui mènent actuellement des travaux d’exploration à la recherche de gisements d’or.

« Il faut faire la part des choses entre la recherche minière, l’exploitation minière industrielle et l’orpaillage clandestin », a-t-il insisté, précisant que l’exploration constitue une étape préalable à une éventuelle exploitation.

Il a expliqué qu’une exploitation industrielle ne pourrait être engagée qu’après des résultats concluants des travaux de recherche et l’adoption d’un nouveau décret par le président de la République, en tenant compte des attentes des communautés locales en matière de développement durable.

À titre d’exemple, M. Sanogo a cité les retombées enregistrées dans la zone de Yaouré à travers les réalisations du Comité de développement local minier (CDLM), notamment dans les infrastructures socio-économiques, l’emploi et l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Pour le préfet Dao Karidja, les activités d’exploration dûment autorisées ne sauraient être assimilées à l’orpaillage clandestin. Elle a déploré les incompréhensions apparues ces dernières semaines entre certaines populations et les autorités administratives, notamment dans les sous-préfectures de Vouéboufla et de Zuénoula.

Elle a rappelé que des séances d’information et de sensibilisation sont régulièrement organisées avec les services compétents et les sociétés minières, rejetant les allégations selon lesquelles aucune rencontre n’aurait été tenue à l’intention des populations.

« Notre sort est dans notre main », a-t-elle lancé, invitant les populations à se rapprocher des autorités compétentes pour obtenir des informations fiables avant de tirer des conclusions sur les activités minières en cours.

Le sous-préfet de Zuénoula, Amani Koffi Kan Charles a expliqué que certaines populations avaient manifesté leur opposition aux travaux d’une société, invoquant notamment la crainte d’une spoliation de leurs terres et d’une insécurité dans les villages.

Selon lui, ces inquiétudes seraient en grande partie liées à une confusion entre les activités d’exploration légalement autorisées et l’orpaillage clandestin. Il a souhaité que le dialogue engagé permette aux populations d’exprimer directement leurs préoccupations afin que des réponses appropriées puissent être apportées.

Le représentant du chef central de Minfla, Tra Bi Irié a également appelé les populations à distinguer les activités minières légales de l’orpaillage clandestin.

« La terre nous appartient, mais le sous-sol appartient à l’État », a-t-il rappelé, invitant les chefs et les populations à accueillir les structures disposant de documents légaux pour mener des travaux d’exploration.

Il a toutefois condamné le recours aux exploitants clandestins et exhorté les leaders communautaires à relayer fidèlement les informations reçues lors de la rencontre auprès des populations.

De son côté, le représentant de l’Association des fils et filles pour le développement de Vouéboufla, Tizié Bi Boti Eugène a dit avoir été surpris par certaines informations faisant état d’un prétendu soutien des autorités à l’orpaillage clandestin. Il a indiqué avoir constaté, au terme de la rencontre, que ces allégations ne correspondaient pas aux explications fournies par les autorités.

Le directeur régional des Mines et de la Géologie a enfin invité les cadres du département à accompagner les initiatives minières légales, estimant que le développement de la Côte d’Ivoire ne peut plus reposer exclusivement sur l’agriculture.

Il a souligné que le secteur minier légal constitue également un levier de diversification de l’économie, de création d’emplois et de développement local, appelant à une coexistence harmonieuse entre activités minières et agricoles.

La rencontre s’est achevée sur un appel à la vigilance face à l’orpaillage clandestin et à une collaboration accrue entre autorités administratives, services techniques, sociétés minières, cadres, chefs traditionnels et populations.

(AIP)
akr/sn/zaar

 

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