dimanche, septembre 13

Tanda, 08 mars 2025 (AIP) –  L’enseignant chercheur Pr Théodore Konimi, formateur et expert en gestion et prévention des conflits, a sensibilisé les chefs traditionnels du département de Transua (région du Gontougo nord-est) sur leurs mission, rôles et la responsabilité dans la gouvernance locale et la gestion des informations sensibles, en vue d’une élection apaisée.

Pr Konimi a renforcé les capacités de ces chefs,  jeudi 06 mars 2025, au cours d’un atelier de formation, à la salle polyvalente de Transua

Cet atelier, selon le conférencier, permet d’améliorer la gouvernance locale et d’assurer une meilleure gestion des tensions au sein des communautés surtout à l’orée de l’élection présidentielle.

L’enseignant-chercheur a instruit la chefferie traditionnelle sur l’organisation et le fonctionnement des villages, insistant sur leur rôle et leur responsabilité dans la gestion de ces entités administratives de base. Il a particulièrement insisté sur la mise en place d’un mécanisme de gestion de conflits notamment la négociation, la médiation et l’arbitrage en évitant d’adopter toute sorte de violence.

 » Car un chef est juste, non rebelle et doit avoir à l’esprit que le sujet ou le problème n’est qu’un prétexte pour mettre les belligérants ensemble et leur apprendre à vivre ensemble  » a-t-il souligné, en les invitant faire de Transua une terre l’espérance où allogènes et autochtones vivent en parfaite harmonie

Au nom des chefs traditionnels, Nanan Taki Ali Daouda, chef du village de Tahakrom, a pris la résolution de faire en sorte que la paix et la cohésion sociale règnent en  plaidant pour une prise en charge des chefs traditionnels.

 » Nous repartons enrichis de connaissances et allons redoubler d’efforts dans la gestion de nos localités respectives. Nous avons un rôle primordial à jouer dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale », a-t-il déclaré

Pour le maire de la commune de Transua,  Kouabenan Tano Isaac, il y a certes la constitution mais la norme supérieure d’un pays c’est surtout la paix.  Il a soutenu qu’en cette année électorale le poids moral de la chefferie traditionnelle doit être valorisé par les chefs eux-mêmes afin de maintenir la sécurité et la paix dans leurs différentes contrées.

Le secrétaire général de préfecture de Transua, Guei Adolphe, représentant le préfet Katou Bony Francis, a traduit sa reconnaissance au sous-préfet central, N’Gbofè marie Florence, pour l’initiative de la rencontre.  » Faites  en sorte que lorsqu’il y a un problème, il faut qu’on vienne vous voir « , a-t-il conseillé.

Au total, 33 chefs traditionnels, des guides religieux et chefs de service étaient présents, à cet atelier, précise-t-on.

(AIP)

si/nmfa/fmo

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