Bongouanou, 15 sept 2026 (AIP) – Les populations du département de Bongouanou sont invitées à renforcer leur participation à la prévention de l’insécurité, notamment par la vigilance citoyenne, la remontée rapide des informations et la collaboration avec les forces de sécurité, selon les recommandations d’un dialogue communautaire tenu le 4 août 2026 à la Chambre des rois et chefs traditionnels du Moronou.
Organisée par le Cadre de dialogue communautaire (CDC) de Bongouanou, cette rencontre avait pour thème « Dialogue communautaire sur la contribution des populations à la sécurisation de leur localité à la suite des actes de décapitation enregistrés à Bénéné et Yobouessou, dans le département de Bongouanou ».
Le rapport de la rencontre, dont l’AIP a reçu copie mardi 15 septembre 2026, indique que 37 participants, dont 20 femmes et 17 hommes, ont pris part aux échanges. Ils représentaient notamment la mairie, la police, les centres sociaux d’Arrah et de N’Guessankro, la chefferie traditionnelle, les médias et différentes composantes des communautés autochtones, allochtones et allogènes.
Les participants ont réfléchi au rôle des populations dans la détection des situations à risque, la transmission des informations aux autorités compétentes et la mise en place de mécanismes locaux d’alerte.
Représentant le commissaire de police, la lieutenant Yapo Lydie a présenté l’expérience japonaise en matière de police de proximité, à partir d’une mission d’immersion effectuée au Japon. Elle a relevé l’importance de la collaboration entre les populations et les forces de sécurité dans la prévention de l’insécurité.
Elle a indiqué que la police de Bongouanou, dirigée par le commissaire Charles Lebon Allah, entend renforcer cette approche à travers des contacts réguliers avec les ménages afin de mieux cerner leurs préoccupations.
Les participants ont été invités à signaler toute situation inhabituelle ou tout comportement susceptible de menacer la sécurité des personnes et des biens, tout en évitant de se substituer aux forces de l’ordre et en privilégiant le respect de la loi et des droits fondamentaux.
Les travaux en groupes ont abouti à plusieurs propositions. Les femmes ont recommandé notamment de renforcer l’éducation civique des jeunes, d’impliquer davantage les chefs traditionnels, guides religieux et leaders communautaires dans l’alerte précoce et d’instaurer un cadre permanent d’échanges sur les infractions et délits.
Les hommes ont proposé la création d’un groupe de travail en vue de plaider pour l’adressage des rues, la sensibilisation à la confidentialité dans la transmission des informations et la constitution d’une base de données sur les familles des quartiers et villages à mettre à la disposition des forces de sécurité.
Les jeunes ont, quant à eux, appelé à une implication accrue des organisations de jeunesse, notamment le Conseil national de la jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI) et la jeunesse communale, dans la gouvernance sécuritaire locale.
Le rapport recommande enfin le maintien et le renforcement des cadres de dialogue communautaire afin de consolider la confiance entre populations et autorités et de favoriser une sécurité participative et de proximité dans le département.
(AIP)
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