Tanda, 13 août 2026 (AIP) – Les populations de Guiendé, dans le département de Tanda, ont exprimé leur souhait de voir construire un château d’eau dans leur localité afin de mettre fin aux difficultés d’approvisionnement en eau potable et d’améliorer durablement leurs conditions de vie, mercredi 12 août 2026, lors de la clôture du Guiendé Festival.
Cette doléance a été formulée par le vice-président du comité d’organisation du festival, Ahmed Ouattara, au nom des populations, à l’endroit du ministre d’Etat, conseiller spécial du président de la République, Kobenan Kouassi Adjoumani, parrain de la manifestation.
« Aujourd’hui, les parents me chargent de vous dire qu’ils attendent impatiemment le début des travaux de deux projets phares qui leur tiennent particulièrement à cœur », a déclaré M. Ouattara, citant notamment la construction d’un château d’eau.
En effet, selon lui, l’accès à l’eau constitue une préoccupation majeure pour les habitants de Guiendé, particulièrement pour les femmes qui doivent composer avec une desserte insuffisante et organisée par rotation entre les quartiers.
« Nous avons besoin d’un château d’eau à Guiendé. Nos mamans souffrent », a-t-il plaidé, expliquant que l’approvisionnement en eau se fait actuellement selon des plages horaires attribuées aux différents quartiers.
Il a évoqué, que le matin, de 7h à midi, un quartier reçoit l’eau. « De midi à 16h, un autre quartier reçoit l’eau, et ainsi de suite », a-t-il détaillé, soulignant ainsi la nécessité de disposer d’une infrastructure permettant de garantir un accès régulier et équitable à l’eau potable.
La construction de cet ouvrage devrait, selon les populations, contribuer à améliorer leur quotidien, à réduire les difficultés liées à l’accès à l’eau et à accompagner le développement de la localité.
Par ailleurs, la deuxième doléance porte sur l’extension du réseau électrique, notamment dans les nouveaux quartiers situés derrière la voie bitumée.
« Nous vous demandons une grande extension du réseau électrique. Car le nouveau quartier, derrière le goudron, tout est dans le noir », a indiqué Ahmed Ouattara.
Toutefois, il a rappelé les efforts déjà consentis dans ce domaine, notamment une extension réalisée en 2015 et un financement récent de plus de 15 millions de FCFA destiné à renforcer le réseau électrique de Guiendé.
En outre, le vice-président du comité d’organisation a salué les actions déjà réalisées en faveur de la localité, citant notamment l’acquisition d’une ambulance, l’appui à la mise en place du collège, l’électrification de l’école, l’ouverture de voies, ainsi que des appuis en engrais et en matériel agricole.
« Plus de 50 millions de francs CFA investis pour notre communauté, pour notre ambulance, pour notre dispensaire, l’extension du réseau électrique, l’ouverture de nos voiries, de l’engrais et du matériel agricole pour nos paysans », a-t-il rappelé.
De son côté, le commissaire général du Guiendé Festival, Antonin Hiéni, a indiqué que cette manifestation culturelle vise principalement à préserver et à transmettre la culture aux jeunes générations.
« Nous souhaitons revenir à notre identité. C’est très important. Nous avons initié le Guiendé Festival pour pouvoir pérenniser notre culture, revenir à notre identité, apprendre à nos enfants, à nos jeunes gens, à s’imprégner de notre culture », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, la cérémonie a été marquée par un rappel de l’histoire de la fête de l’igname à Guiendé, présenté par le notable Yao David. Selon son récit, Guiendé occupe une place particulière dans le cycle traditionnel de célébration de l’igname, en étant la première localité à consommer certaines variétés, notamment le « kponan », ouvrant la voie aux localités de la région.
Le Guiendé Festival, organisé du 8 au 12 août 2026, veut célébrer les traditions et renforcer la cohésion entre les populations.
(AIP)
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