Bouaflé, 10 sept 2026 (AIP)– L’ONG IMPACT a sensibilisé, du 8 au 9 septembre 2026, les populations des localités d’Aka N’Guessankro et Krigambo, dans la sous-préfecture de Pakouabo, ainsi que celles de Baziafla et Bouafla, dans la sous-préfecture de Tibéita, sur la procédure d’obtention des autorisations d’exploitation minière, dans le cadre du projet PlanetGOLD Côte d’Ivoire.
La campagne visait notamment à informer les communautés sur les procédures légales et les pièces constitutives nécessaires à l’obtention des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle.
Selon le chef de service à la direction régionale des Mines et de la Géologie de la Marahoué, Kouadio Yao Peter, les populations ont été invitées à abandonner les pratiques illégales et à se rapprocher des services compétents pour exercer leurs activités dans le respect de la réglementation.
Il a expliqué que toute demande d’autorisation introduite auprès de la direction des Mines donne lieu à une mission technique destinée à vérifier notamment que le site sollicité n’est situé ni dans un village, ni sur un cours d’eau, ni dans une forêt classée ou sacrée, un cimetière ou à proximité d’infrastructures publiques ou religieuses.
Les dossiers sont ensuite soumis à l’examen de plusieurs administrations, notamment les services des Eaux et Forêts, l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), l’Agence nationale de l’environnement (ANDE), les autorités préfectorales et les services agricoles, avant une enquête publique auprès des populations concernées.
Kouadio Yao Peter a également rappelé que les exploitants doivent conclure un protocole d’accord avec les communautés locales afin de définir leurs engagements en matière de développement communautaire.
Pour le gestionnaire du projet à l’ONG IMPACT, Yao Michel, l’enjeu est d’amener les acteurs des zones aurifères à se conformer à la réglementation afin de bénéficier d’un meilleur accompagnement technique.
Il a rappelé que le Code minier de 2014 reconnaît et encadre l’exploitation minière artisanale, tout en exhortant les populations à se conformer strictement aux dispositions réglementaires en vigueur.
« Il serait souhaitable que les communautés des zones aurifères puissent s’organiser en coopératives ou en structures communautaires afin d’introduire des demandes d’autorisation auprès des services compétents », a-t-il indiqué, précisant que cette démarche permettrait aux opérateurs d’exercer légalement et de bénéficier d’un accompagnement approprié.
Mis en œuvre avec l’appui de l’ONG IMPACT, le projet PlanetGold Côte d’Ivoire vise globalement à contribuer à l’élimination de l’utilisation du mercure dans la chaîne d’exploitation de l’or. Il repose sur quatre axes, à savoir la formalisation des activités minières, l’accès au financement, l’adoption de technologies sans mercure, ainsi que la communication et le partage des bonnes pratiques.
Créée en 1986, l’ONG IMPACT dont le siège est basé à Ottawa, au Canada, dispose d’une représentation légale en Côte d’Ivoire. Sa mission est de contribuer à une gestion durable des ressources naturelles, au respect des droits des communautés locales ainsi qu’à la sécurité des personnes et des biens dans les zones d’exploitation minière.
(AIP)
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