lundi, septembre 28

Bouaké, 26 sept 2026 (AIP)- Des universitaires de Côte d’Ivoire et de plusieurs pays ont réfléchi, du 23 au 25 septembre 2026, à l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, aux rapports entre genre et construction d’une humanité durable, lors d’un colloque international pluridisciplinaire.

Organisée par l’Unité pédagogique et de recherche (UPR) Métaphysique et Histoire de la philosophie du département de philosophie de l’UAO, la rencontre a réuni des enseignants-chercheurs du Burkina Faso, du Togo, du Bénin, de Djibouti, de France et d’Allemagne, ainsi que des guides religieux et des représentants de la chefferie traditionnelle.

Les travaux, qui se sont tenus sur le campus 2 de l’UAO, ont porté sur la légalisation de la polygamie, la parité entre l’homme et la femme au sein du foyer, les violences basées sur le genre et le rejet ou l’acceptation des minorités sexuelles.

Le responsable de l’UPR Métaphysique et Histoire de la philosophie, Pr Yeo Kolotioloma Nicolas, a expliqué que le colloque vise à favoriser le débat contradictoire et à permettre à la communauté scientifique de proposer des pistes de solutions aux problématiques liées au genre.

« Le fondement de ces travaux, c’est le débat contradictoire. L’université offre un cadre de réflexion, d’analyse, de débat afin qu’à l’issue des débats, on puisse dégager des pistes de solutions », a-t-il déclaré.

Prenant la parole au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, parrain de la rencontre, le doyen de l’UFR Communication, Milieu et Société, Bamba Assouman, a salué l’initiative du Département de philosophie.

Il a invité les participants à approfondir les réflexions sur les questions liées au genre et à la durabilité de l’humanité, estimant que le dialogue scientifique doit contribuer à la recherche de solutions aux tensions qui traversent les sociétés.

« On se regarde droit dans les yeux, on aborde le sujet sans caresse et on lui trouve les solutions qu’il faut pour que l’humanité soit en équilibre avec elle-même », a-t-il recommandé.

Représentant le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Dr Eugène Aka Aoulé, le président de la Commission des affaires économiques et financières du CESEC, Karamoko Bâ, a souligné l’intérêt du thème choisi.

« Je tiens à rappeler que “Genre et humanité durable” touche à l’une des questions les plus sensibles et les plus structurantes de notre temps », a-t-il déclaré.

Il a relevé que les rapports entre les femmes et les hommes, leurs équilibres, leurs tensions et leurs mutations continuent d’interroger les sociétés, les cultures et les systèmes de valeurs.

Les communications et débats ont également porté sur les inégalités et les violences basées sur le genre, la polygamie, la parité, le statut des minorités sexuelles, les principes culturels et religieux et le travail domestique non rémunéré.

À travers ces échanges, les participants ont confronté leurs analyses et leurs expériences sur les rapports de genre et les conditions nécessaires à la construction d’une humanité durable.

(AIP)

rkk

 

 

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